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Première édition du Festival de Films d’Animation et Hommage à Moustapha Alassane (FAHMA)
Publié le : vendredi 1er janvier 2016
Niamey, Niger

De gauche à droite : Ali Damba (Directeur Général du Centre National de la Cinématographie du Niger), Youssoufa Halidou Harouna (Président ANCCCC), Mohamed Moustapha Alassane (fils de Moustapha Alassane), Djingarey Maiga (cinéaste).

La pre­mière édition du Festival de Films d’Animation et Hommage à Moustapha Alassane (FAHMA), orga­ni­sée par l’Association Nigérienne des Ciné-clubs et Critiques du Cinéma (ANCCCC) à eu lieu à Niamey du 26 au 31 décem­bre 2015 au Centre Culturel Franco-Nigérien (CCFN) Jean Rouch, avec pour objec­tif pre­mier la relance véri­ta­ble du cinéma nigé­rien tout en fai­sant hon­neur aux hommes et femmes qui l’ani­ment.

Cette pre­mière édition cou­plée avec à la pre­mière édition de la Semaine de la Critique du Cinéma Nigérien (SCCN) rend tout d’abord hom­mage à Feu Moustapha Alassane décédé le 17 mars 2015 à Ouagadougou au Burkina Faso, en pré­sence de sa Famille, ses amis, le minis­tre de la Culture des Arts et des Loisirs repré­senté par le Directeur du Centre National de la Cinématographie du Niger.
Prenant la parole, le Président de l’Association des Ciné-clubs et Critiques du Cinéma Youssoufa HALIDOU a sou­haité la bien­ve­nue aux par­ti­ci­pants et a sou­li­gné les enjeux de cette pre­mière édition qui ne se veut pas un lieu de procès sur le cinéma nigé­rien, mais un lieu du donner et du rece­voir, un lieu où les ciné­phi­les, les cinéas­tes, les auto­ri­tés se réu­nis­sent pour pro­mou­voir la culture nigé­rienne à tra­vers les films des réa­li­sa­teurs nigé­riens, aussi un lieu, per­met­tant d’écouter les hommes de cultu­res sur la relance véri­ta­ble du cinéma nigé­rien.
Poursuivant, Youssoufa HALIDOU note que : " Le cinéma nigé­rien dans son ensem­ble va mal, Monsieur le Ministre (non res­pect des textes qui régis­sent ce cinéma, l’orga­ni­sa­tion quasi-inexis­tante des corps du métier à l’instar des pays voi­sins où le cinéma émerge de jour en jour, les par­te­nai­res béné­vo­les qui œuvrent pour la relance de ce cinéma consi­dé­rés comme des rivaux par les par­te­nai­res publics sus­cep­ti­bles de tra­vailler avec nous , non trans­pa­rence des repré­sen­tants du monde du cinéma de notre pays lors des com­mis­sions et les invi­ta­tions rela­ti­ves au cinéma au natio­nal comme à l’inter­na­tio­nal). La liste est longue Monsieur le Ministre. Voulons-nous un cinéma en ama­teur ou pro­fes­sion­nel ?(…) les films, les confé­ren­ces et débats que vous ani­me­rez tout au long de ce fes­ti­val est d’une uti­lité pas moin­dre dans l’éducation à l’image de tout un chacun sur­tout avec l’afflux des images étrangères qui inon­dent et déna­tu­rent notre culture. Il est donc tant de faire face à l’impé­ria­lisme cultu­rel par la valo­ri­sa­tion de notre riche patri­moine cultu­relle, tant envié par les autres. Et les films d’ani­ma­tion de Feu Moustapha Alassane que vous allez suivre bien­tôt vont en témoi­gner."

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Moustapha Alassane

Après le dis­cours du Président Youssoufa HALIDOU, c’est autour de la famille et des amis de Feu Moustapha Alassane dont Djingarey Maiga, de rendre hom­mage à ce créa­teur hors norme, qui donna au Niger une partie de son iden­tité poli­tico-cultu­relle, que sont les armoi­ries du pays pro­té­gées par l’arti­cle 2 de la Constitution nigé­rienne, et qui créa un déve­lop­peur de film dans les années 60 …

Le scoop du Festival

Répondant à un élève d’un ciné-club de l’ANCCCC, Djingarey Maiga à rele­ver pour la toute pre­mière fois l’his­toire des séries noires dans ses films. Il a sou­li­gné que c’est une pro­messe de 1970, à l’occa­sion de la confé­rence de l’ACCT [1] (Agence de coo­pé­ra­tion cultu­relle et tech­ni­que) à Niamey, Aimé Césaire, en visi­tant l’IRSH avec Jean Rouch et un cer­tain « Fourkougnonli », lui a demandé avec res­pect, étant acteur de Feu Moustapha Alassane de ne pas oublier de mettre le mot "noir" dans les films qu’il réa­li­sera, négri­tude, c’est notre cou­leur d’où les fameux noirs dans ses films.

L’ouver­ture offi­cielle de la pre­mière édition du Festival de Films d’Animation et Hommage à Moustapha Alassane (FAHMA) couplé avec la pre­mière édition de la Semaine de la Critique du Cinéma Nigérien (SCCN) a été donné par le Représentant du Ministre de la Culture, des Arts et des Loisirs, mon­sieur Ali Damba, Directeur du Centre National de la Cinématographie (CNCN). Une dis­tinc­tion à titre pos­thume de l’ANCCCC pour toutes les actions menées pour pro­mou­voir la culture nigé­rienne en géné­rale et le cinéma en par­ti­cu­lier est remise à la famille de Feu Moustapha Alassane avant de suivre la pro­jec­tion du pre­mier film d’ani­ma­tion en Afrique de l’Ouest, la Mort de Gandji (1965) de Feu Moustapha Alassane.

Youssoufa HALIDOU HAROUNA, Critique du cinéma.

1 - L’ACCT fut créée en 1970 à la Conférence de Niamey. L’ACCT est deve­nue aujourd’hui l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

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