Cérémonie d’ouverture du Fespaco 2009
Publié le : dimanche 1er mars 2009
Malgré les tracasseries une fête réussie

Le Premier ministre du Faso, M. Tertius Zongo, représentant le Président de la République, M. Blaise Compaoré a donné le clap officiel d’ouverture de la 21ème édition du festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO). Cette année, l’édition coïncide avec la commémoration des 40 ans du Festival.

A 14 heures déjà, les rues de Ouaga, la capi­tale du cinéma afri­cain grouillaient de monde qui conver­geaient vers le stade du 4 août où la céré­mo­nie offi­cielle d’ouver­ture du Festival a été prévue. A 17 heures, c’est un stade plein à cra­quer qui célé­brait dans la liesse géné­rale cette ren­contre de toutes les cultu­res autour du 7ème art. A côté de cette céré­mo­nie entiè­re­ment consa­cré au cinéma et aux férus du 7ème art, figure en bonne place la musi­que. Deux heures durant, les artis­tes se sont suc­cédé sur le podium ins­tallé sur la pelouse du stade du 4 août pour animer le public. Dans ce jeu de rythme, se sont démar­qué des artis­tes tels que Smarty, Alif Naba ou encore Kodjo Antwi du Ghana.

Dans cette atmo­sphère de fête et de liesse dans laquelle se mêlent ryth­mes et cou­leurs, se sont suc­cédé plu­sieurs per­son­na­li­tés au pupi­tre du stade. Qu’il s’agisse du maire de Ouagadougou, M. Simon Compaoré, du repré­sen­tant du direc­teur géné­ral de l’UNESCO, M. Noureini T. Serphos ou encore de l’invité d’hon­neur de cette édition Dr Cheick Modibo Diarra, chacun, au-delà du rappel du fac­teur inté­gra­teur du FESPACO, ont eu une pensée par­ti­cu­lière à Sembène Ousmane, le cinéaste séné­ga­lais, aussi appelé l’aîné des anciens.

‘’Capitale de la culture afri­caine, Ouagadougou l’est assu­ré­ment et ses habi­tants s’enor­gueillis­sent d’accueillir une fois encore la grande mani­fes­ta­tion ciné­ma­to­gra­phi­que de notre conti­nent’’ a dit M. Simon Compaoré.

Le minis­tre de la culture, du Tourisme et de la Communication du Burkina faso, M. Filippe Savadogo a pour sa part, dit que depuis 40 ans, le FESPACO a accom­pa­gné les hommes et les femmes du cinéma, de la télé­vi­sion et de la vidéo en leur offrant des espa­ces d’échanges et de pro­mo­tion iné­ga­lés. ‘’A cet égard, je vou­drais évoquer le marché inter­na­tio­nal du cinéma afri­cain (MICA) mais aussi la ciné­ma­thè­que afri­caine qui a vingt ans aujourd’hui’’ a t–il indi­qué. Selon lui, le FESPACO à tra­vers son marché et sa ciné­ma­thè­que, s’est également atta­ché au fil des éditions, à com­bler les atten­tes des pro­duc­teurs ainsi que des ciné­phi­les. Pour M. Filippe Savadogo, ces efforts ont contri­bué à l’éclosion de nou­veaux talents, à une meilleure visi­bi­lité de l’Afrique et à la diver­si­fi­ca­tion des sup­ports de com­mu­ni­ca­tion et d’expres­sions ciné­ma­to­gra­phi­ques. En abor­dant le choix du thème, ‘’cinéma afri­cain, tou­risme et patri­moine cultu­rel’’, le minis­tre bur­ki­nabè de la culture, du Tourisme et de la Communication a dit qu’il répond aux mul­ti­ples préoc­cu­pa­tions de l’heure.

Un jongleur dans le stade du 4 août

Le patri­moine cultu­rel est une iné­pui­sa­ble source d’ins­pi­ra­tion pour la créa­tion ciné­ma­to­gra­phi­que de demain. C’est en ce sens qu’il a posé deux ques­tions. ‘’Quel rôle le cinéaste afri­cain doit-il jouer dans la pré­ser­va­tion de la diver­sité des expres­sions cultu­rel­les du conti­nent ? Quel rôle encore les hommes et les femmes de l’image et du son doi­vent-ils jouer en vue d’une meilleure pro­mo­tion des valeurs afri­cai­nes ? Autant de préoc­cu­pa­tions aux­quel­les les par­ti­ci­pants à cette 21ème édition sont invi­tés à réflé­chir à tra­vers les col­lo­ques, les ate­liers et les sémi­nai­res ins­crits au pro­gramme’’ a sou­li­gné M. Filippe Savadogo. Sans aucune sur­prise, le minis­tre en charge de la culture a rap­pelé que cette édition est aussi l’occa­sion pour rendre un vibrant hom­mage à un pion­nier du cinéma afri­cain, Sembène Ousmane. Celui qu’on appe­lait « l’aîné des anciens », père fon­da­teur du Fespaco qu’il a tou­jours sou­tenu durant toute sa vie. ‘’Il disait tou­jours : « ma par­ti­ci­pa­tion au Fespaco est un devoir ! ». Le pro­gramme spé­cial qui lui est dédié tout au long du Festival, immor­ta­li­sera son action’’ a-t-il conclu. Les feux d’arti­fi­ces lancés à la fin de la céré­mo­nie ne sont venus que pour mas­quer, un tant soit peu, la posi­tion d’une ouver­ture réus­sie et d’une semaine qui s’annonce riche en échanges cultu­rel­les, malgré le soucis que sus­cite le manque des accré­di­ta­tions.

Candide Etienne

  • Le 3 mars 2009 à 10:53, par TEK

    Après une quanrantaine d’années d’existence, ce manque d’accréditation est impardonnable. La gesion des bases de données par des procédés informatiques simples peut resoudre définitivement ce problème. Pourquoi ne pas sous-traiter ce volet. Le FESPACO est-il mature ou pas ? Dommage que ce problème vienne gacher ce rendez-vous continental.

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