Fespaco 2009 : Palmares du jury officiel
Publié le : samedi 7 mars 2009

Le jury officiel du Fespaco a décerné l’Etalon d’Or au Film Teza de l’Ethiopien Hailé Gerima. Il succède donc au nigérian Newton Aduaka, Etalon d’Or 2007 avec Ezra. Le jury longs métrages était présidé par le réalisateur burkinabè Gaston Kaboré.

Longs Métrages

1. Etalon d’or de Yennenga décerné au film "Teza" de Hailé Gérima d’Ethiopie d’une valeur de 10.000.000 F CFA plus un Trophée ;


2. Etalon d’argent de Yennenga décerné au film "Nothing But the truth" de John Kani d’Afrique du Sud d’une valeur de 5.000.000 F CFA plus un Trophée ;


3. Etalon de bronze de Yennenga décerné au film "Mascarades" de Lyes Salem d’Algérie d’une valeur de 2.500.000 F CFA plus un Trophée.


4. Prix Oumarou Ganda décerné au film "Le fau­teuil" de Missa Hebié : d’une valeur de 2.000.000 F CFA plus un Trophée.


5. Prix de la meilleure inter­pré­ta­tion fémi­nine décerné à Sana Mousiane du film "Les Jardins de Samira" de Lahlou Latif du Maroc : d’une valeur de 1.000.000 F CFA plus un Trophée.


6. Prix de la meilleure inter­pré­ta­tion mas­cu­line décerné à Rapulana Seiphmo du film "Jerusalema" de Rufth Ziman d’Afrique du Sud : d’une valeur de 1.000.000 CFA plus un Trophée.


7. Prix du meilleur scé­na­rio remis par TV5Monde, décerné à Mama Keïta pour le film "L’Absence" de Mama Kéïta de la Guinée : d’une valeur de 1.000.000 CFA plus un Trophée + une dota­tion de 5000 euros de TV5Monde.


8. Prix de la meilleure image décerné à Nic Hofmeyr pour le film "Jerusalema" de Rufth Ziman d’Afrique du Sud : d’une valeur de 1.000.000 CFA plus un Trophée.


9. Prix du meilleur son décerné à Mohamed Hassib pour le film "Al Ghaba (les Démons du Caïre)" : d’une valeur de 1.000.000 CFA plus un Trophée.


10. Prix de la meilleure musi­que décerné à Kamal Kamal pour le film "Wadaan Oummahat (Adieu Mères)" de Ismaïl Mohamed du Maroc : d’une valeur de 1.000.000 CFA plus un Trophée.


11. Prix du décor décerné à Abdel Karim Akuach pour le film "Wadaan Oummahat (Adieu Mères)" de Ismaïl Mohamed du Maroc : d’une valeur de 1.000.000 CFA plus un Trophée.


12. Prix du mon­tage décerné à David Helfand pour le film "Jerusalema" de Rufth Ziman d’Afrique du Sud : d’une valeur de 1.000.000 CFA plus un Trophée.


13. Prix de la meilleure affi­che décerné à "Les feux de Mansaré" de Mansour Sora Wade du Sénégal, d’une valeur de 1.000.000 CFA plus un tro­phée.


14. Prix Union Européenne décerné au film "Coeur de lion" de Boubacar Diallo du Brukina Faso, d’une valeur de 5.000.000 CFA plus un tro­phée.


15. Prix RFI du Public décerné à "Le fau­teuil" de Missa Hébié du Burkina Faso. Ce prix est cons­ti­tué d’une dota­tion de 15.000 Euros pour la pro­duc­tion de DVD et une pro­mo­tion sur les anten­nes de RFI


Courts métra­ges

1. Poulain d’or décerné au film "Sektou (Ils se sont tu...)" de Benaissa Khaled, Algérie d’une valeur de 10.000.000 F CFA plus un Trophée ;


2. Poulain d’argent décerné au film "C’est diman­che" de Samir Guesmei, France/Algérie d’une valeur de 5.000.000 F CFA plus un Trophée ;


3. Poulain de bronze décerné au film "Warameutseho" de Kouemo Yanghu Bernard Auguste, Cameroun d’une valeur de 2.500.000 F CFA plus un Trophée.


Première Mention spé­ciale décer­née au film "Le pois­son noyé" d’Amara Malik, Tunisie

Deuxième men­tion spé­ciale décer­née au film "La jeune femme et l’instit" de Mohamed Nadif, Maroc


Documentaires

1er prix docu­men­taire décerné au film "Nos lieux inter­dits" de Leila Kilani, Maroc d’une valeur de 3.000.000 F CFA plus un Trophée.


2ème prix docu­men­taire décerné au film "Behind the Rainbow (Le pou­voir détruit il le rêve ?)" de Jihan El-Tahri, Egypte d’une valeur de 2.000.000 F CFA plus un Trophée.


3ème prix docu­men­taire décerné au film "Une affaire de Nègres (Black busi­ness)" de Osvalde Lewat, Cameroun d’une valeur de 1.000.000 F CFA plus un Trophée.


Diaspora

Prix Paul Robeson décerné au film "La pas­sion d’un pays" de Antonin Arnold, Haïti.

Une men­tion spé­ciale est faite au film A winter’s tale de France Anne Solomon de la Trinidad et Tobago.


Télévision Vidéo

Le Prix spé­cial du jury TV Vidéo est décerné au film When we were black de Khalo Matabane, de l’Afrique du Sud. Le prix est d’une valeur de 1.000.000 de F CFA plus un tro­phée.


Le prix spé­cial du jury série TV Vidéo est décerné au film Paris à tout prix de Joséphine Ndaganou du Cameroun. Le prix est d’une valeur de 2.000.000 de F CFA plus un tro­phée.


Le prix de la meilleure œuvre de fic­tion TV Vidéo est décerné au film Une femme pas comme les autres d’Abdoulaye Dao du Burkina Fao. Le prix est d’une valeur de 1.000.000 de F CFA plus un tro­phée et une prise en charge d’une semaine au Festival de la Rochelle offerte par TV5Monde.


Le prix de la meilleure œuvre de série TV Vidéo est décerné au film L’as du lycée de Missa Hebié du Burkina Faso. Le prix est d’une valeur de 2.000.000 de F CFA plus un tro­phée.

  • LA 21e ÉDITION DU FESPACO... PAR L’HOMME QUI N’Y ÉTAIT PAS

    J’ai suivi le Fespaco jour après jour sur le site www.clapnoir.org.
    Bravo les envoyées spéciales et les autres contributeurs du site, vous
    avez fait du bon travail.

    RFI qui se targuait d’être partenaire du Fespaco a, au final, montré
    peu du plus grand événement cinématographique du continent. Peut être
    que dans le futur, RFI ferait mieux de s’en remettre aux gens qui
    travaillent régulièrement dans le monde des cinémas africains et en
    savent quelque chose… C’est un compliment pour Clap Noir.

    Après la cérémonie de clôture du Festival et les remises des trop
    nombreux prix, je me suis dit : pourquoi ne pas écrire quelque chose
    sur le Fespaco ? Je n’y étais pas mais je me sens concerné par
    l’actualité cinématographique du continent. Je me sens interpelé.

    Je n’étais pas au Fespaco 2009 et ce que j’écris n’engage que moi.
    Ceci n’est donc pas la chronique de Daddy Ruhorahoza au Fespaco mais
    une sorte de coup de gueule d’un jeune aspirant cinéaste qui en a un
    peu marre de la façon dont les choses marchent…

    Bref, je suis un aigri du Fespaco et je ne compte pas écrire des
    belles choses sur le plus grand événement cinématographique du
    continent. Voici le récit de mon non séjour au Fespaco.

    Je désirais ardemment me rendre au Fespaco 2009 avec un petit film de
    17 minutes que j’ai réalisé au Rwanda en 2008, Les Egarés de
    l’Hémisphère Sud. Ce court-métrage au long titre parle de la vie d’un
    couple mixte désorienté et désabusé à Kigali. C’est un petit film
    bizarre je l’admets et mon ami Guido Huysmans, Directeur de l’Afrika
    Film Festival de Leuven m’a avoué ne l’avoir pas trop compris. Mais je
    me réjouis de ce commentaire de Mahamat Saleh-Haroun qui l’a regardé :
    « Un petit bijou d’ironie et d’autodérision. J’ai pas mal ri. »

    La seule chose que ce cinéaste respecté n’avait pas aimée avec le film
    c’était le titre qui faisait trop essai selon lui. Moi ce que je
    n’avais pas aimé, c’était le fait que j’avais dû jouer dans mon film
    parce que l’acteur pressenti pour jouer le rôle principal s’était
    désisté le soir du début de tournage et mon caméraman devait retourner
    à Nairobi dans trois jours. Juste pour vous informer sur les
    conditions dans lesquelles je travaille…

    Bref, après ces mots de Saleh-Haroun, moi je me disais, le Fespaco va
    quand même sélectionner mon film. Ce n’est pas tous les jours qu’ils
    reçoivent des films du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda ou de la
    Tanzanie. Même s’ils ne l’aiment pas, par souci de vraiment faire
    panafricain, ils vont certainement ratisser large et quand même le
    prendre mon film. D’autant que c’est un film très original selon le
    directeur de la programmation du Festival Panafrica (ex Vues
    d’Afrique) qui l’a sélectionné en compétition.

    Je commençai par faire une visite éclaire du site internet du Fespaco
    qui me laissait estomaqué car je n’avais jamais vue une telle
    aberration sur la toile. Surtout dans le monde du cinéma qui est
    supposé flirter en permanence avec celui du design.

    Comment est-ce que le Fespaco qui se veut décomplexé, élégant,
    créatif, fier, voix et visage de tout un continent a osé se présenter
    au monde entier dans ce grotesque habit ? Mon scepticisme commençait
    donc avec la découverte du grossier site du plus grand événement
    cinématographique du continent.

    Après avoir rempli le formulaire, je gravais un DVD du film que
    j’envoyais au bureau du Fespaco à partir d’Anvers où je passais une
    semaine de vacances. Oui, il est possible de passer des vacances à
    Anvers.

    Cela fait déjà quelques années que je fais confiance à la poste belge
    pour livrer ce que je lui confie. Mes DVD arriveront surement à
    destination, me disais-je.

    Parmi les 8 DVD que j’ai envoyés à d’autres festivals de film, seul la
    copie envoyée à Ouaga est restée lettre morte. Je n’ai jamais reçu un
    email pour m’informer de la réception ou non réception du film. Je
    commençais à paniquer vers mi-Janvier…

    La seule adresse email de contact sur l’affreux site du Fespaco est
    sg@fespaco.bf et je l’utilisais pour envoyer un email afin de savoir
    ce qui se passait avec mon DVD. Comme on peut s’en douter, je ne reçus
    jamais de réponses.

    Donc, à la fin, mon court-métrage n’est finalement pas sélectionné.
    Grosse déception. Et je ne saurais jamais si le film a été vu ou pas,
    s’il a été aimé par les sélectionneurs ou non.

    Quand la sélection des films est affichée sur le site du Festival ;
    stupéfaction ! N’y a-t-il vraiment pas de productions qui viendraient
    de l’Afrique de l’Est à part le film de Judy Kibinge ? Et les ridicules
    drapeaux qui flottent à côté de chaque film montrent à quel point la
    sélection est injuste envers certaines régions.

    A quelles règles obéissent finalement les sélectionneurs du Fespaco ?
    Est-ce que le Fespaco ne se gênerait pas du souci de la
    représentativité des régions ? Un festival qui se veut panafricain,
    peut-il ignorer la nécessité d’avoir des films qui viennent du plus
    grand nombre de pays africains ? Mon autre court-métrage, Confession,
    a été sélectionné à des festivals où il remplissait plutôt le quota
    des films du monde… Ce ne sont certes pas les règles du jeu mais des
    pratiques courantes qui ne sont nullement condamnables. Ces pratiques
    ont souvent aidé à découvrir des talents insoupçonnés et leurs
    bénéficiaires ont pu ainsi signé leur entrée dans ce monde impitoyable
    où tu dois être connu pour pouvoir continuer à travailler, à exister.

    Quand est-ce que le Fespaco va commencer à envoyer des émissaires dans
    les petits festivals régionaux en Afrique pour y dénicher des nouveaux
    films et des cinéastes jusqu’ici inconnus ?

    Pourquoi mes quatre amis qui étaient au Festival se sont plaints de
    l’organisation du Fespaco ? Qu’est ce passe-t-il avec le management ou
    plutôt le mismanagement du Fespaco ?

    Le Fespaco fête sa 21e édition, en réalité sa 40e année, sans avoir
    atteint un rythme de croisière. C’est triste. C’est très triste. Le
    ZIFF Festival of the Dhow Countries (Zanzibar International Film
    Festival) est dans le même cas. Ce festival qui se déroule dans l’ile
    de Zanzibar est en effet un gigantesque événement culturel qui en est
    à sa 12e édition sans pouvoir offrir aux festivaliers et à l’audience
    un événement de qualité répondant aux règles les plus élémentaires de
    bonne organisation. Tout commence souvent par des complications à se
    faire réserver une chambre d’hôtel, et puis les copies de films
    envoyés qui sont introuvables, les professionnels qui ne se font pas
    rembourser les frais que l’on devait leur rembourser, aucun volontaire
    ou employé n’arrivant à donner une information au festivalier perdu et
    frustré, etc. Je soupçonne que la meme chose s’est passé au Fespaco
    cette année.

    Serions nous incapable de monter des bons projets ? d’avoir une
    sélection des films et une programmation intelligentes, une
    communication efficace ?

    Je m’arrêterai peut être ici. Il faut secouer ceux que l’on aime pour
    les réveiller et non leur tirer dessus.

    Ah j’allais oublier, Les Egarés de l’Hémisphère Sud, mon court-métrage
    de fiction, a été sélectionné en catégorie court documentaire aux
    African Movie Academy Awards. En voilà d’autres qui se sont plantés
    dans leurs Césars ou peut être Gérards des cinémas africains. Je n’ai
    jamais fait des documentaires…

    • J’y étais et je dois malheureusement confirmer la très mauvaise organisation due je pense au laxisme ambiant :
      C’est mon premier Fespaco et en tant que vidéaste amateur en quête de quelques interview j’ai quitté Abidjan, au dernier moment, un peu tendu pour une première experience.
      La pression est vite descendue une fois sur place. J’ai eu l’impression que le comité organisateur s’y était pris en même temps que moi...
      Les badges introuvables, le programme officiel erroné ou incomplet, les salles éparpillées dans la ville sans aucune indications... Tous ces problèmes ont fait courrir les festivaliers et les médias dans tous les sens créant un beau désordre.
      Je revois des étrangers rougir de colère sous le soleil de Ouaga (qui cogne quand même pas mal) car ils n’ont pas leurs invitations ou leurs badges et qui ne peuvent profiter du festival alors qu’ils viennent de loin rien que pour le Fespaco.
      D’autres plus patients se disent "C’est l’Afrique" ou bien "ce festival a le mérite d’exister encore", comme si c’était un peu normal d’avoir tous ces inconvénients et que quelque part ça fait partie du folklore !
      Il est bien là le laxisme, le côté "on n’y peut rien, nous" ça va durer encore longtemps ? On peut toujours faire mieux que ça (surtout pour le site web !!!!) et ce ne serait pas un exploit. Si la principale vitrine de notre cinéma est présentée de la sorte, qu’on passe un coup de chiffon sinon elle redeviendra ce qu’elle était il y a quarante ans, une poignée de journaliste et de réalisateurs parlant du devenir du cinéma africain. Je note que les habitués eux même ont été surpris par rapport aux années précédentes.
      Les responsables de ce festival doivent en tirer une véritable leçon et écouter la critique, faire le tri, pour la rendre constructive. Si ils ne se secouent pas en 2011, moi je tire dessus sans hésitations et caméra au poing.
      Cependant je ne peux terminer sans en dire du bien au niveau des films qui ne m’ont pas déplus pour la plupart, il est vrai que la selection n’est pas plus organisée que le reste mais je pense que le résultat et les prix sont mérités. Bravo aussi pour les associations impliquées et les débats divers sur les financements, les formats (numerique vs 35mm), sur les métrages, la direction de notre cinéma, la formation qui sont la véritable réussite de cet évenement.

      Dommage que M. Hailé Gerima tienne parole, il n’est pas venu. Le président du Burkina n’a pas remis l’étalon d’or au réalisateur de Teza en main propre et je me demande si tout a été fait pour mettre fin a cette histoire politique qui nuit au festival.
      Un gateau de fortune chinois m’a dit un jour "lorsqu’une querelle dure trop longtemps c’est que les deux parties on tort". On veut vous voir ici à l’ouest monsieur Gerima.
      Pour terminer je dirai qu’il faut y aller, car c’est malgré tout un plaisir d’y être et de rencontrer des acteurs, réalisateurs et techniciens dans une atmosphère de vacance (si si on se détend quand on cherche pas une salle de ciné de conférence ou un badge).
      Longue vie au FESPACO et au cinéma africain.

    • Le 29 avril 2009 à 06:09, par Salfdia

      Mes félicitations, mon ami, pour tout ce que tu as écrit sur le FESPACO. Je t’exhorte à aller donner un bon coup de pied à tes amis de Ouaga. Moi-même je déplore certains comportements pas honorable lors de cette manifestation qui nous est chère à tous. J’ai participé à au moins 5 éditions du FESPACO comme membre organisateur.
      Soit sure, mon ami, que ce n’est pas parce que ’’Vue d’Afrique’’ a sélectionné ton film que le FESPACO aurait dû le faire (mes félicitations pour ton prix à Vue d’Afrique et surtout courage et bonne chance pour la suite). Ce n’est pas parce que Mahamat Haroun a aimé ton film que moi je dois l’aimer. Et ce n’est surtout pas parce que tu es de l’est de l’Afrique que ton film n’a pas été sélectionné pour le Festival Panafricain qui se tient en Afrique de l’ouest. Ce ne serait certainement pas parce que tu te crois meilleur (c’est l’impression que tu donnes) que ton film sera sélectionné dans un Festival...
      Je suis d’accord avec toi que le FESPACO doit être présent aux différentes manifestations cinématographique avec une mission claire : Revenir avec de bonnes cartes de visites de cinéaste confirmés ou émergents portant des films crédibles...
      Portes-toi bien mon ami
      À un de ces jours

      Salfodia

      • Le 14 juin 2009 à 16:14, par CATHO BIN KENGE NGOY

        Moi C’est CATHO BIN KENGE NGOY, Cinéaste Congolais évolue à Est du Congo, Province du Sud Kivu. En Territoire d’Uvira. Nous avons un groupe Appelle Groupe Cinématographique des Grands Lacs. Car notre butte en de chercher la cohabitation pacifique dans la région .nous avons déjà joue plus des 3 film mais qui n’est sont pas distribue dans la région .parce que on n’a pas même une maison de distribution.
        Nous avons jouer une film nomme FAUSSA - AFFAIRE. Dans c’est film nous vous votre on gent que il y a pas de différence entre nous avec les albinos. Car il y a de l’agent qui tue les albinois soit disant que si vous vous tuez un albinos vous trouver des l’agent.

Également…
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