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Comédien africain, acteur de son propre développement
Publié le : mardi 18 mars 2003

Les orga­ni­sa­teurs du Fespaco ont pro­posé, à l’occa­sion du pré­sent Fespaco, un col­lo­que avec pour thème « Le comé­dien dans la créa­tion et la pro­mo­tion du film afri­cain. » Nous vous pro­po­sons quel­ques phra­ses fortes dites par des par­ti­ci­pants à ce col­lo­que.

« Vous avez la res­pon­sa­bi­lité de déga­ger une visi­bi­lité du comé­dien afri­cain. » M. Joseph Kahoun, pré­si­dent du comité d’orga­ni­sa­tion.

Tola Koukoui, comé­dien béni­nois.
« Comédien afri­cain, griot des temps moder­nes. De la même manière qu’être griot ne s’impro­vise pas, être comé­dien ne s’impro­vise pas. Il faut un long appren­tis­sage. Il est donc néces­saire de penser à la for­ma­tion du comé­dien. »

« Il est urgent de défi­nir un vrai statut du comé­dien afri­cain. »

« Réalisateurs afri­cains, créer vos stars afri­cai­nes. »

Amadou Bourou, comé­dien bur­ki­nabé.
« Travaillant tout le temps dans l’urgence, nous créons des empê­che­ments à la valo­ri­sa­tion de notre métier. »

« Lors des tour­na­ges, nous savons rare­ment quel­les sont les inten­tions des réa­li­sa­teurs. Cette absence de dia­lo­gue est for­te­ment pré­ju­di­cia­ble à la réus­site du film. »

« Nous remar­quons que sur un pla­teau de tour­nage, on donne plus de temps à la tech­ni­que qu’aux acteurs. »

Makéna Diop, comé­dien séné­ga­lais.
« J’ose espé­rer qu’au-delà des décla­ra­tions d’inten­tions, un vrai souci d’inté­grer le comé­dien afri­cain se fera. »

« Il faut un consen­sus entre l’acteur et le réa­li­sa­teur. L’acteur n’est pas le rival du réa­li­sa­teur. »

« Le cinéma afri­cain à de beaux jours devant lui à condi­tion que nous reje­tons notre vanité. »

Léonard Sanon, juriste bur­ki­nabé.
« La pro­tec­tion des pres­ta­tions des inter­prè­tes trouve sa force dans des sour­ces juri­di­ques diver­ses. Elles sont de trois caté­go­ries : juris­pru­den­tiel­les d’abord, une pro­tec­tion est aussi assu­rée par le biais des conven­tions col­lec­ti­ves, et enfin la pro­tec­tion est légale au Burkina Faso avec la loi du 22 décem­bre 1999 por­tant pro­tec­tion de la pro­priété lit­té­raire et artis­ti­que. »

Propos rap­por­tés par Achille Kouawo.

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