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Ouverture officielle de la 22ème édition du FESPACO
Publié le : dimanche 27 février 2011
Une cérémonie riche en couleurs

Et… clap ! Le premier ministre burkinabè, M. Tertius Zongo a donné, samedi dernier au Stade du 4 août de Ouagadougou, le clap de départ de la 22ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Près de 25000 cinéphiles, parmi lesquels de nombreux officiels ont assisté à la cérémonie. Le spectacle d’ouverture « Jeunesse en songe » du burkinabè Salia Sanou a constitué la quintessence de cette cérémonie, qui a été riche en couleurs et en émotions avec la participation de plusieurs artistes et le lancement des feux d’artifices.



Cette année, au total, 195 œuvres ont été rete­nues, dont 111 en com­pé­ti­tion dans les caté­go­ries longs et courts métra­ges, dia­spora, TV-vidéo et docu­men­tai­res, qui seront pro­je­tées dans douze salles. Dix-huit films, dont six en pre­mière mon­diale, bri­gue­ront le grand prix du Fespaco, l’Etalon d’or de Yennenga, doté de dix mil­lions de francs CFA qui sera décerné le 5 mars.

Le minis­tre bur­ki­nabè de la Culture M. Filippe Sawadogo, a sou­tenu qu’en choi­sis­sant le thème de la pré­sente édition, « Cinéma afri­cain et mar­chés », les orga­ni­sa­teurs du fes­ti­val veu­lent d’une part répon­dre aux préoc­cu­pa­tions des pro­fes­sion­nels, mais sur­tout, rap­pe­ler encore une fois que le cinéma est une indus­trie. « L’Afrique vient de dépas­ser le mil­liard d’habi­tants, nous avons droit à nos pro­pres images » a-t-il pré­cisé.

Descente des marches du ministre burkinabè de la culture

Le délé­gué géné­ral du Fespaco, M. Michel Ouédraogo, a quant à lui, dit que le fes­ti­val était désor­mais "le plus grand et le plus dyna­mi­que espace cultu­rel afri­cain". Le fil d’Ariane du FESPACO a-t-il indi­qué, repose essen­tiel­le­ment sur un contenu ciné­ma­to­gra­phi­que dense, diver­si­fié, mul­ti­cultu­rel et de haute qua­lité ».

L’homme qui a désor­mais la lourde charge de réus­sir cette grande ren­contre retien­dra que le Fespaco 2011 c’est aussi l’expres­sion du pana­fri­ca­nisme, voire d’une orga­ni­sa­tion poli­ti­que à tra­vers un bras­sage des cultu­res et des peu­ples. Selon lui, la cuvée 2011 de la sélec­tion offi­cielle du Fespaco confirme l’évolution thé­ma­ti­que, artis­ti­que, tech­ni­que du cinéma de notre conti­nent. Le par­rain retenu pour cette édition est le scé­na­riste, acteur, écrivain et grand his­to­rien congo­lais Elikia M’Bokolo.

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Alif Naaba à l’ouverture du Fespaco

Avec un budget estimé à 1,5 mil­lion d’euros, lar­ge­ment financé par le gou­ver­ne­ment bur­ki­nabé et l’Union euro­péenne, le Fespaco essaie aujourd’hui, tant bien que mal, de recons­truire le cinéma afri­cain qui a du mal à s’impo­ser sur la scène inter­na­tio­nale. Selon cer­tains rap­ports, le cinéma afri­cain repré­sente actuel­le­ment seu­le­ment 3% des parts du marché mon­dial.

Dans la logi­que de cette édition du Fespaco, le 15e Marché inter­na­tio­nal du Cinéma et de la télé­vi­sion (MICA) met en rela­tion les ache­teurs et dis­tri­bu­teurs pro­fes­sion­nels qui affluent de toutes parts.

Au-delà de la com­pé­ti­tion, le Fespaco 2011 rendra notam­ment hom­mage au comé­dien bur­ki­nabè Sotigui Kouyaté, dis­paru en 2010.

Candide Etienne

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