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Portraits - 1
Publié le : mercredi 18 avril 2012
Rencontres sous la tente 2012

Bonne nouvelle ! Certains mots n’ont pas perdu de leur force évocatrice : ici "Rencontres" reprend tout son sens. Et les participants internationaux y arrivent en confiance, sûrs de partager passions, expériences et découvertes. Voici quelques portraits de personnages remarquables, croisés pendant les Rencontres, et en périphérie. Claude le français créateur de cet événement, Sahare la marocaine, une ex élève de l’institut, Sally l’américaine, prof de cinéma, Arouna le malien ingénieur du son formé par Vivendi, et Silam un habitant de Ouarzazate dont le cinéma a changé la vie.


L’homme des Rencontres

Claude Latreille avoue se lever avant le jour et avoir bouclé sa jour­née lors­que les autres la com­men­cent. Pour autant, il ne pré­sente pas les carac­té­ris­ti­ques du couche tôt. Tout du moins pen­dant ces Rencontres : il est par­tout, tout le temps. Accueillant chacun avec cha­leur et inté­rêt, veillant à ce qu’on res­pecte l’heure des rendez-vous, gui­dant les confé­ren­ciers vers la tente kaï­dale, s’inquié­tant des bus, des invi­ta­tions, des arri­vées, pré­sen­tant les invi­tés... super­vi­sant cette mani­fes­ta­tion effer­ves­cente, l’œil vif et le sou­rire ravi.
Ces Rencontres Internationales des Ecoles de Cinéma, qui se dérou­lent cette année pour la troi­sième édition, il en est le géni­teur ! Invité par le roi du Maroc à créer de toutes pièces cet Institut Technique, il s’est jeté dans la bataille. Ce n’était pas la pre­mière, ce ne sera pas la der­nière. Depuis 1985, ce diable d’homme a monté 14 écoles de cinéma : outre le BTS audio visuel de Bayonne, il a sévi en Tunisie, Algérie, Chili, Argentine, Brésil, pré­paré l’ouver­ture de la pro­chaine école de Rabat. Il est main­te­nant pres­senti pour celle de Bogota .
Et lors­que Vivendi, prin­ci­pal spon­sor de l’école lui demande d’ima­gi­ner une mani­fes­ta­tion qui met­trait en lumière un enga­ge­ment qui entend se faire reconnaî­tre, Claude Latreille, en vieux rou­tier pas fan des cou­lis­ses des fes­ti­vals, opte pour la for­mule des ren­contres. Pour trou­ver les par­ti­ci­pants, il n’a qu’à ouvrir son carnet d’adres­ses, et appe­ler ses amis de Toulouse, de Montréal, Bruxelles, etc.... Ainsi naît le prin­cipe des Rencontres : le direc­teur (ou la direc­trice) d’une école de cinéma, accom­pa­gné de pro­fes­seurs et de deux élèves qui pré­sen­tent leur film de fin d’études.

Des master clas­ses dis­pen­sées par des pros, des moments de par­tage, des ate­liers com­muns, des confé­ren­ciers, des cri­ti­ques, et chaque après midi, pro­jec­tion des films des élèves. Les élèves de l’Institut par­ti­ci­pent à l’orga­ni­sa­tion, sui­vent la mani­fes­ta­tion de bout en bout et, les sec­tions spé­cia­li­sées pré­pa­rent le spec­ta­cle de clô­ture.
Un cock­tail réussi, pas de com­pé­ti­tion, juste le bon­heur de par­ta­ger, d’appren­dre, d’être sur­pris …Trois jours qui pour­raient durer trois mois...
A l’issue de la céré­mo­nie de clô­ture, et après un flot de com­pli­ments émus, Claude Latreille a fait ses adieux à Ouarzazate. Son contrat de cinq ans est arrivé à son terme. Il s’en va, le cœur un peu lourd mais déjà tourné vers l’avenir. Il laisse un établissement en bon état de marche. Et Bogota l’appelle. En atten­dant il va pren­dre des vacan­ces et faire le tour des capi­ta­les d’Europe. Pas de souci s’il est en manque, les salles du réseau Europa Cinéma l’atten­dent de pied ferme.

sahare_ok Sahare à l’expo

Encore quelqu’un d’heu­reux ! Sahare, 20 ans, est tech­ni­cienne spé­cia­li­sée en décors et acces­soi­res, pro­mo­tion 2011. Elle a demandé à son patron quel­ques jours de congé pour pré­sen­ter ses photos à l’expo­si­tion orga­ni­sée par les élèves de l’Institut. Son diplôme en poche, elle a été embau­chée, comme direc­trice artis­ti­que, dans une société de décors de Casablanca. Elle y est char­gée des acces­soi­res, habillage et cos­tu­mes pour des tour­na­ges de films, de docu­men­tai­res et en par­ti­cu­lier pour National Géographic.
Ses yeux brillent quand elle détaille le tra­vail en amont, la concep­tion des décors dès la lec­ture du scé­na­rio, les rela­tions inter­pro­fes­sion­nel­les pen­dant le tour­nage.
Elle est à l’affût des nou­vel­les tech­no­lo­gies. Ses pro­jets ? Pourquoi ne pas créer son propre ate­lier pour le cinéma et l’ouvrir à la déco­ra­tion inté­rieure ?

Michèle Solle

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