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La nuit de la vérité
Fanta Régina Nacro
Publié le : 2004

Un film de Fanta Régina Nacro, Burkina Faso 2004, 100 mns






SYNOPSIS

Après dix ans d’une guerre eth­ni­que san­glante, un traité de paix va être signé entre les Nayaks, ethnie du Président, et les Bonandés, rebel­les regrou­pés autour du colo­nel Théo.
Ce der­nier orga­nise chez lui une fête de la réconci­lia­tion en pré­sence du Président et son épouse. Celle-ci refuse de s’y rendre car elle ne peut oublier que les Bonandés ont tué son jeune fils.
Pressée par son mari, elle fini par accep­ter. Cependant, au cours de la nuit, les bles­su­res se réou­vrent, hypo­thé­quant la vic­toire de la paix.

A PROPOS DU FILM

"Les bour­reaux aiment la nuit, les assas­sins ont peur du jour". Zehor Zerari, poète algé­rien.

La nuit de la vérité est un film écrit à la mémoire d’un homme. Accusé d’avoir fomenté un coup d’état, il fut d’abord tor­turé et empri­sonné. Une nuit, des hommes pré­pa­rè­rent un bar­be­cue, l’atta­chè­rent et le firent cuire à petit feu jusqu’au matin. A sept heures du matin, il mou­rait atro­ce­ment. Cet homme était mon oncle. De cet événement réel tra­gi­que, j’ai voulu faire un film. Cet homme est devenu le Colonel Théo, un per­son­nage de cinéma.

Il y eût aussi, ce ven­dredi noir où des musul­mans de mon quar­tier, à Ouagadougou, s’entre­tuè­rent à coups de cou­teaux et de machet­tes parce-qu’ils ne s’enten­daient pas sur le choix du nouvel imam. Des sages ont pu calmer les esprits et éviter une guerre civile.


Naky Sy Savané

Enfin, com­ment oublier le Rwanda, le Burundi, le Soudan, le Zaïre, le Congo … mais aussi tant d’autres pays du monde confron­tés à des guer­res civi­les ?
Sur le thème des riva­li­tés eth­ni­ques, nous avons voulu écrire un drame "sha­kes­pea­rien" où alter­nent l’ombre et la lumière, le rire et l’effroi. L’image de la vie, portée à une inten­sité extrême.
Nous avons voulu pré­sen­ter des hommes entraî­nés par une fata­lité cou­tu­mière et des croyan­ces héré­di­tai­res qui les font s’enfon­cer tou­jours davan­tage dans la ter­ri­ble logi­que de la ven­geance.
Mais aussi, des hommes capa­bles de voir le mal, d’en avoir hor­reur et de dési­rer y mettre fin. C’est en quoi ce film se veut por­teur d’espoir.

La vio­lence et la cruauté n’y sont pas expo­sées avec com­plai­sance, mais inté­grées à une pro­gres­sion dra­ma­ti­que, voyage ini­tia­ti­que où le spec­ta­teur ren­contrera ses pro­pres démons et appren­dra –c’est ce que nous sou­hai­tons- à les ter­ras­ser.

LA REALISATRICE

Née en 1962 à Tenkodogo au Burkina Faso, elle a étudié le cinéma à l’INAFEC (Ouagadougou) et obtient à Paris une maî­trise et un DEA d’études ciné­ma­to­gra­phi­ques et audio­vi­suel­les. Elle tra­vaille au coté de Dikongué Pipa et plus tard, avec d’Idrissa Ouedraogo dans « Yam Daabo ».

Elle réa­lise son pre­mier court-métrage en 1992 « Un cer­tain matin ». Suivent « Puk Nini » en 1995 et « Le truc de Konaté » (1998), sur la pré­ven­tion du sida, récom­pensé par de nom­breux fes­ti­vals inter­na­tio­naux, dont le Fespaco et le Festival du court-métrage de Clermont Ferrand. En 2001, elle signe « Bintou », réa­lisé dans le cadre de la série « Mama Africa » et ins­piré par la lutte de sa mère pour la reconnais­sance de son rôle dans la société. Ce film a été sélec­tionné à la quin­zaine des réa­li­sa­teurs à Cannes 2001 et a rem­porté de nom­breux prix dont celui du meilleur court-métrage au Fespaco 2001.

Son der­nier court métrage « Vivre posi­ti­ve­ment » en 2002, sur la vie d’un couple séro­po­si­tif, révèle une cinéaste très enga­gée. « Un sou­rire, une main tendue », un docu­men­taire réa­lisé en 2003, reçu le Prix UNICEF et OMS au Fespaco 2003. « La nuit de la vérité » est son pre­mier long métrage.

EQUIPE

Réalisation : Fanta Régina Nacro
Avec : Commandant Moussa Cissé, Naky Sy Savane, Georgette Paré, Adama Ouédraogo, , Rasmané Ouédraogo, Sami Rama
Scénario et dia­lo­gue : Fanta Régina Nacro et Marc Gautron
Chef opé­ra­teur : Nara Keo Kosal
Ingénieur du son : Dana Farzanehpour
Montage : Andrée Davanture
Montage son : Patrice Mendez
Mixage : Eric Tisserand
Musique : Troupe Naba Yaadega, Sami Rama et Los Tres Amigos
Chef déco­ra­teur : Bill traoré
Costumes : Martine Somda
Fiction, 35mm, cou­leur, 100 mns
Production : Les Films du Défi (Burkina Faso), Acrobates Films (France)
Coproduction : France 3 Cinéma
Contact : Claire Lajoumard, Acrobates films 78 rue Orfila – 75020 Paris
Tél : +33 1 43 15 89 99 Fax : +33 1 43 15 90 00 Courriel : acro­ba­tes­film­s@­wa­na­doo.fr

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