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Former les professionnels du cinéma africain aux nouvelles technologies
Publié le : mardi 29 mars 2005

Une même œuvre fil­mi­que peut, en quel­ques mois, être vue sur toute la sur­face du globe par des cen­tai­nes de mil­lions de spec­ta­teurs." Amedée Ayfre





L’ère où l’on appre­nait le cinéma sur le tas est révo­lue. Les hori­zons s’ouvrent aujourd’hui en Afrique vers une appro­pria­tion des nou­vel­les tech­no­lo­gies qui influen­cent la créa­tion. En ce sens, des ini­tia­ti­ves de for­ma­tion on vu le jour sur le conti­nent avec plus ou moins de succès.

Dans la sous-région Ouest afri­caine, IMAGINE, un ins­ti­tut de for­ma­tion basé à Ouagadougou fait office de réfé­rence quand à l’enjeu de la pro­fes­sion­na­li­sa­tion dans le domaine ciné­ma­to­gra­phi­que.

Fondé par Gaston Kaboré, cinéaste bur­ki­nabé (réa­li­sa­teur de Wend Kuuni, Zan boko, Buud yam...) et for­ma­teur, IMAGINE a pour voca­tion d’offrir en Afrique des pos­si­bi­li­tés de for­ma­tion ini­tiale et de per­fec­tion­ne­ment. IMAGINE a aussi pour mis­sion de former des for­ma­teurs dans l’ensem­ble des métiers liés au cinéma, à la télé­vi­sion et au mul­ti­mé­dia.

L’appro­che péda­go­gi­que de l’Institut repose sur un sys­tème d’ate­liers et de panels pro­fes­sion­nels. Les for­ma­tions sont effec­tuées en trois niveaux dis­tincts. Le niveau 1 regroupe les jeunes débu­tants qui dési­rent conso­li­der les connais­san­ces tech­ni­ques et une cer­taine pra­ti­que qu’ils ont pu acqué­rir sur le tas. Le niveau 2 concerne des pro­fes­sion­nels déjà expé­ri­men­tés mais qui sont en demande de per­fec­tion­ne­ment dans les domai­nes très précis ou sur des équipements spé­ci­fi­ques. Le niveau 3 quant à lui, offre des ate­liers de for­ma­tions de for­ma­teurs.

Déjà, lors du 18ème FESPACO, ima­gine a eu à orga­ni­ser deux ate­liers por­tant sur le cinéma docu­men­taire et sur la direc­tion de la pho­to­gra­phie. Du 19 mai au 3 juin 2003 s’est tenu un ate­lier por­tant sur l’adap­ta­tion des œuvres lit­té­rai­res au cinéma. 8 sta­giai­res ori­gi­nai­res du Cameroun, du Mali, du Niger, et du Burkina y ont pris part.

Du 12 au 14 juillet 2003, inter­vient l’ate­lier sur la direc­tion de la pho­to­gra­phie et le cadrage pour le cinéma et la télé­vi­sion qui a regroupé 9 opé­ra­teurs de prise de vues du Burkina Faso. Du 1er au 12 novem­bre 2004, 8 sta­giai­res venant du Tchad, du Cameroun, du mali, de la Guinée, du Niger, du Burkina, ont béné­fi­cié d’une for­ma­tion por­tant sur l’écriture du scé­na­rio.

Lors du pro­chain FESPACO, la réflexion sur la « Formation et enjeux de la pro­fes­sion­na­li­sa­tion " dans le domaine du Cinéma sera mûrie avec toutes les élites de la pro­fes­sion et les néo­phy­tes qui feront le dépla­ce­ment de Ouaga. Gageons que ces moments seront le trem­plin d’une nou­velle ère de gloire du cinéma afri­cain.

Abandé Moctar
20 février 2005

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