5 - Chroniques tunisiennes !
Publié le : vendredi 29 octobre 2010
Mardi 26 octobre - JCC 2010







Les jours se sui­vent sans se res­sem­bler. Le temps est incer­tain qui hésite entre pluie et soleil et je vou­drais bien tenir le res­pon­sa­ble du site météo qui a annoncé 30 degrés toute la semaine. Je l’ai cru. Mes robes d’été res­tent sur les cin­tres. Au rythme où souf­fle le vent, je vais aller déva­li­ser les bou­ti­ques. Carole du staff me conseille les fripes, je note. Mais le moment est mal choisi, il faut, de temps en temps se mettre à l’écriture…et oublier tous les titres que j’avais sur­li­gnés… Crève-cœur !
De temps en temps, je tra­verse l’avenue Bourguiba et vais pren­dre un café et la tem­pé­ra­ture du fes­ti­val à l’hôtel Africa. La récep­tion, les salons, le bar, bour­don­nent. Dans les grands cana­pés, cer­tains se remet­tent de leurs émotions, d’autres tien­nent salon… Au deuxième étage, bureaux du fes­ti­val, salle de presse avec ordis et écrans de vision­nage des films en com­pé­ti­tion. Et le res­tau­rant, can­tine de luxe pro­pice à toutes les ren­contres et dis­cus­sions. Ah ces buf­fets, quel piège ! Celui des des­serts est le plus dia­bo­li­que…certes il ya des fruits, mais ils sont relé­gués là-bas au fond, der­rière des tonnes de crèmes de toutes les cou­leurs…
A 13h, je par­tage la table d’une joyeuse équipe d’Algériens, res­pon­sa­bles de fes­ti­val.

Les des­serts...

A 18h je cours au 4eme Art pour retrou­ver Jean-Marie Téno qui pré­sente son docu­men­taire, Lieux Saints, Cameroun, en com­pé­ti­tion. Et je revois avec émotion le grand Jules-César, ses djem­bés et sa sagesse, Bouba le direc­teur du video-club , Abo l’écrivain public, et tous les habi­tants du quar­tier Saint Léon de Ouagadougou, mes amis.

Jules-César

Pendant le Fespaco 2007, je les avais tous pré­sen­tés à Jean-Marie, et quand il m’avait annoncé le début du tour­nage, j’avais sauté dans un avion pour y assis­ter, en avril, le moment le plus chaud ! Je n’ai pas de très bonnes nou­vel­les de mes amis de Ouaga, moi qui avais un peu rêvé que ce film pou­vait chan­ger leur vie…. Devant l’Africa, les JCC ont ins­tallé un studio d’enre­gis­tre­ment trans­pa­rent et vers le soir, des grou­pes font de la musi­que sur l’espla­nade, gros paquets de badauds.

Chaque Jour est une fête

Je m’accorde un film en soirée. Choix dif­fi­cile, parmi les 11 films pro­po­sés, j’opte pour Chaque Jour est une fête, de Dima El Horr, Liban, en com­pé­ti­tion. Joli titre. Il y a foule au Colysée mais la salle est grande. Distribution de bul­le­tins de vote pour le prix du public. La jeune réa­li­sa­trice pré­sente son film accom­pa­gnée de ses actri­ces, mais sans la star, Hiam Abbas. C’est son pre­mier film. Beau début :un bus plein de femmes quitte Beyrouth pour aller à la prison des hommes, à l’autre bout du désert. Une balle tirée sur le chauf­feur bou­le­verse leurs pro­jets, les envoie sur d’autres che­mins. Nous sui­vons trois femmes qui essaient, pour des rai­sons diver­ses, de rendre visite à leurs hommes, coûte que coûte.
On aime­rait aimer, mais quel­que chose ne colle pas dans le scé­na­rio qui s’effi­lo­che. La jeune réa­li­sa­trice, outre qu’elle admire Kusturica et ses mariées volan­tes, a du mal à tenir ses trois héroï­nes jusqu’au bout. Mais ce n’est qu’un début dans la car­rière !

M.S.

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