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D’un palmarès à l’autre
Publié le : samedi 9 mars 2013
Fespaco 2013

Vendredi 1er mars : Prix spé­ciaux

La remise des prix spé­ciaux est désor­mais une céré­mo­nie à part entière. Pour accé­der aux vélums du centre de la BCEAO à Ouaga 2000, il faut mon­trer patte blan­che. Officiels, mem­bres des jurys et invi­tés du Festival sont conviés autour de tables rondes pen­dant que se suc­cè­dent sur le podium les acteurs de cette séance pré­li­mi­naire au pal­ma­rès de demain. Ici se dévoi­lent les ten­dan­ces.

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La table du jury Signis
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Christophe Malavoy, Souleymane Cissé en arrière plan

La cha­leur flin­gue la ville. A la table des invi­tés, l’acteur fran­çais, Christophe Malavoy, pour la pre­mière fois au Burkina : « Quel est votre film pré­féré ? » Il hoche la tête, gêné : son séjour a été entiè­re­ment consa­cré à des visi­tes et réu­nions, il n’a vu que deux films, répond-il sans les citer...Du coup, on n’ose plus poser la ques­tion à une bro­chette de célé­bri­tés fran­çai­ses assi­ses à la table du pro­duc­teur Dominique Besnehard, dont Macha Meril et le direc­teur de théâ­tre Jean-Michel Ribes. Litanie de dis­cours de tout poil, ponc­tuée d’annon­ces et de moments de triom­phe, cer­tains n’y résis­tent pas et quit­tent la table bien avant la fin...

On se sou­vien­dra de l’arri­vée de Souleymane Cissé, réa­li­sa­teur malien, pré­si­dent du jury de l’UEMOA de sa décla­ra­tion limi­naire : « Nous avons été éblouis... » Ce jury là a demandé à l’union des ban­ques de dou­bler la somme allouée pour pou­voir décer­ner deux prix ex æquo aux films séné­ga­lais : La piro­gue de Moussa Toure et Tey d’Alain Gomis, ce der­nier rem­por­tant aussi le prix de L’INALCO ...

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Cérémonie des prix spéciaux
Nadia El Fani

On se sou­vien­dra du poing levé de Nadia El Fani rece­vant son prix des mains de la pré­si­dente espa­gnole de la Fondation des Femmes pour l’Afrique pour son film Même pas mal. On se sou­vien­dra que la Fédération Africaine des Critiques de cinéma et RFI a donné son prix au réa­li­sa­teur nigé­rian Aduaka Newton Ifeany pour son film One man’s show.
On enten­dra , encore, la rumeur qui menace les longs métra­ges non kines­co­pés d’être reti­rés la com­pé­ti­tion offi­cielle ...











Samedi 2 mars . Palmarès offi­ciel

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Blaise Compaoré et le jury long métrage

Stade du IV août, le len­de­main, céré­mo­nie de clô­ture en pré­sence du Chef de l’État venu comp­ter ses trou­pes. Cérémonial, déco­rum et musi­que omni­pré­sente. Un jour peut-être, un orga­ni­sa­teur admi­ra­teur de Versailles, ins­tal­lera les gran­des eaux sur la pelouse du stade, on n’en n’est pas loin. Les tri­bu­nes offi­ciel­les à l’ombre, sont blin­dées, les autres au soleil, vides...

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Euzhan Palcy

Arrivée en calè­che d’Euzhan Palcy, pré­si­dente du Jury et femme de cinéma mar­ti­ni­quaise, splen­dide, vêtue d’une robe de conte de fées . Le reste à l’ave­nant. Montée du sus­pense. Petit son­dage au niveau du gazon où sont par­qués les jour­na­lis­tes : La piro­gue et les Chevaux de Dieu, deux titres qui ont la côte.
Au fait il n’y a pas de prix du public dans ce fes­ti­val de cinéma ?

Discours de la pré­si­dente qui met la barre très haut. Elle rend hom­mage au public, salue les minis­tres étrangers et loue la déci­sion de l’orga­ni­sa­tion d’avoir confié la pré­si­dence de tous les jurys de cette 23ème édition à des femmes.

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Moussa Toure et ses nombreux prix

Quelques moments forts : les deux pre­miers prix annon­cés, celui des USA et celui de la CEDEAO vont à Moussa Touré pour la Pirogue. Il dédie son triom­phe à son père et à tous les autres réa­li­sa­teurs Sénégalais à com­men­cer par Ousmane Sembène et Djibril Diop Mambety.


Le prix de L’union Europénne est pour la réa­li­sa­trice ango­laise Pocas Pascoal pour son film Por Aqui tudo bem , ce choix me va droit au cœur : on peut avoir ses chou­chous...

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Ibrahima Toure et son prix

Ibrahima Touré, réa­li­sa­teur malien reçoit le prix de l’Union Africaine pour son film Toiles d’arai­gnées, il est tel­le­ment ému qu’il en remer­cie par 3 fois l’Union ...Européenne, déchaî­nant un fou rire géné­ral. Lapsus com­pré­hen­si­ble car c’est l’UE qui l’a pro­duit. Plus tard, son film aura encore la men­tion spé­ciale du Jury .
Le prix de la meilleure affi­che, au film congo­lais Le Collier du Makoko tiens donc ! Et celui du meilleur son aussi …
Le prix du scé­na­rio aux Chevaux de Dieu, le public sera content !
Saul Williams n’est pas là pour rece­voir son prix inter­pré­ta­tion dans Tey, c’est Alain Gomis le réa­li­sa­teur qui monte...
Mariam Ouédraogo, par contre, est bien là pour rece­voir le prix de l’inter­pré­ta­tion fémi­nine dans le film Moi Zaphira, film bur­ki­nabè d’Apolline Traoré. On n’oubliera pas l’explo­sion de sa joie, hurlée, chan­tée et dansée de la jeune fille. Elle saute sur la scène comme une flamme dans sa robe orange, et du feu d’arti­fice de ses décla­ra­tions émergent clai­re­ment ces der­niers mots : « Maman, je t’aime »

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Osvalde Lewat et le jury documentaire

Belle appa­ri­tion d’Osvalde Lewat, la pré­si­dente du jury docu­men­taire, qui com­mence par la fin. Troisième prix, Mamadou Dia de William M’Baye, Sénégal, il monte sur scène avec son épouse et col­la­bo­ra­trice . Deuxième à Calypso Rose, The Lioness of the Jungle de Pascale Obolo, Cameroun, qui saute au cou d’Osvalde. Et, dans le plus grand sus­pense...le pre­mier prix est décerné à... Nadia El Fani pour Même pas mal ! C’est une guer­rière qui monte les mar­ches, très émue, la tuni­sienne inter­dite dans son pays et que les JCC n’ont jamais sélec­tion­née, peut savou­rer sa vic­toire. Ici à Ouagadougou elle a été enten­due : « C’est un cadeau pour la Tunisie des Lumières ! » Message reçu par le nou­veau direc­teur des JCC qui fait son appa­ri­tion peu après ?

La nuit est tombée, la tri­bune d’en face se rem­plit dou­ce­ment et on arrive au point culmi­nant de la soirée. Les paris vont bon train. La parole est à la pré­si­dente : Le Bronze à La Pirogue qui repart cou­vert de lau­riers !

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Djamila Sahraoui reçoit l’étalon d’argent

L’Argent à Yema. Pour la pre­mière fois dans l’his­toire du Fespaco une femme gagne un étalon. Petite sil­houette, voix cassée par l’émotion, Djamila Sahraoui, rem­porte ce soir, outre cette sta­tuette mythi­que, le prix de la meilleure image et une men­tion spé­ciale pour son inter­pré­ta­tion dans le film. La mère, Yema, c’est elle !





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Alain Gomis reçoit l’étalon d’or

L’Or à Tey d’Alain Gomis, Sénégal. Un grand bond sur scène pour le grand gagnant, son film repart avec 4 prix . Il est aux anges et remer­cie tous ceux qui l’ont aidé, parmi eux Idrissa Ouédraogo...

Trois bonnes nou­vel­les avant de partir fêter le triom­phe du cinéma séné­ga­lais et la pré­sence éclatante des femmes à tous les niveaux de cet évènement : A partir de la 24ème édition, les films tour­nés en numé­ri­que seront accep­tés dans la com­pé­ti­tion....ainsi que ceux de la dia­spora. Les prix ver­ront leur mon­tant mul­ti­plié par deux ! Alleluyah !

Le pelouse est enva­hie d’une foule de comé­diens peints en blancs...les oua­ga­lais ont envahi les tri­bu­nes, le der­nier feu d’arti­fice éclaire la nuit...
Quelques soucis pour s’extir­per de la foule...

Michèle Solle

Voir la céré­mo­nie de clô­ture en images La céré­mo­nie de clô­ture 2013 en images

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