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	<title>CLAP NOIR : cin&#233;mas et audiovisuels Africains</title>
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	<description>&lt;p&gt;Clap Noir, le site des cin&#233;mas d'Afrique&lt;/p&gt;</description>
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		<title>Les journalistes s'impatientent</title>
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		<dc:date>2007-01-29T22:40:09Z</dc:date>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-">R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;A l'auditorium du Centre culturel franco-nig&#233;rien (CCFN) ce jeudi 12 f&#233;vrier, de 11 &#224; 12h 30, une conf&#233;rence de presse a &#233;t&#233; anim&#233;e par l'&#233;quipe dirigeante du Centre. Ils ont expliqu&#233; aux journalistes de la presse nationale et internationale l'origine et les objectifs de la R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger qui se d&#233;roulera dans les murs du CCFN de Niamey du 14 au 22 f&#233;vrier 2004. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sachant que le Niger occupait une place de choix dans la cr&#233;ation cin&#233;matographique au cours des ann&#233;es 1960, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-" rel="directory"&gt;R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div align=&#034;justify&#034;&gt;A l'auditorium du Centre culturel franco-nig&#233;rien (CCFN) ce jeudi 12 f&#233;vrier, de 11 &#224; 12h 30, une conf&#233;rence de presse a &#233;t&#233; anim&#233;e par l'&#233;quipe dirigeante du Centre. Ils ont expliqu&#233; aux journalistes de la presse nationale et internationale l'origine et les objectifs de la R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger qui se d&#233;roulera dans les murs du CCFN de Niamey du 14 au 22 f&#233;vrier 2004.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;img src=&#034;http://www.clapnoir.org/img/retrospective_ccfn.jpg&#034; width=&#034;433&#034; height=&#034;100&#034;&gt;
&lt;div align=&#034;justify&#034;&gt;Sachant que le Niger occupait une place de choix dans la cr&#233;ation cin&#233;matographique au cours des ann&#233;es 1960, 70 et 80, &#034; le CCFN s'est un jour mis &#224; la recherche des films de cin&#233;astes nig&#233;riens pour nourrir sa programmation &#034;.
&lt;p&gt;C'&#233;tait l'occasion de se rentre compte que ces films n'&#233;taient pas disponibles. Lorsqu'on les retrouvaient, ils se trouvaient dans un &#233;tat tel qu'on ne pouvait les visionner. Ainsi se r&#233;v&#233;lait une menace, autre que celle de la l&#233;thargie de la cr&#233;ation, qui p&#232;se sur le cin&#233;ma nig&#233;rien. Si la production audiovisuelle du Niger ne b&#233;n&#233;ficie d'une v&#233;ritable politique de conservation, de protection et de valorisation, tout aura disparu dans une vingtaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#034;http://www.clapnoir.org/img/clavel_conf_press.jpg&#034;&gt;&lt;br&gt;
Les animateurs de la conf&#233;rence de presse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; comment d'apr&#232;s les explications de M. Clavel : &#034;&lt;i&gt;la n&#233;cessit&#233; s'est impos&#233;e d'entreprendre une r&#233;flexion sur les moyens &#224; mettre en &#339;uvre pour prot&#233;ger un tel patrimoine s'est impos&#233;e. Le contraste saisissant entre la richesse de ce patrimoine et la quasi-disparition de la production cin&#233;matographique au Niger nous a conduit &#224; proposer un &lt;br class='autobr' /&gt;
deuxi&#232;me sujet de r&#233;flexion : Dans un monde o&#249; l'image est omnipr&#233;sente : le Niger a-t-il besoin du cin&#233;ma ? Une soci&#233;t&#233; peut-elle rester sans proposer sa propre vision du monde ?&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes qui ont suivi avec une attention presque religieuse les raisons pour lesquelles la R&#233;trospective a &#233;t&#233; initi&#233;e, devaient bient&#244;t montrer qu'ils avaient du mal &#224; contenir leur impatience &#224; d&#233;battre d'un sujet qui leur tenait tant &#224; c&#339;ur. Les questions ont tourn&#233; autour de la conservation de la production audiovisuelle et de la relace de la cr&#233;ation cin&#233;matographique, les th&#232;mes essentielles de la R&#233;trospective. Mais leurs questions laissaient transpara&#238;tre un certain pessimisme quant aux r&#233;sultats &#224; escompter. A quoi va aboutir cette R&#233;trospective ? Est-ce pour consoler les cin&#233;astes nig&#233;riens dont personne ne se pr&#233;occupe que vous organisez cette R&#233;trospective ? Pensez-vous &#224; la cr&#233;ation d'une cin&#233;math&#232;que ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisateurs de la R&#233;trospective ont rappel&#233; que si l'initiative venait du CCFN, les repr&#233;sentants l'autorit&#233; de tutelle, le Minist&#232;re des Sports, de la Culture, et des V&#232;mes Jeux de la Francophonie, les professionnels de l'audiovisuel ainsi que de nombreux autres partenaires avaient &#233;t&#233; associ&#233;s aux pr&#233;paratifs depuis plusieurs mois. En ce qui concerne le d&#233;tails sur les questions de fond, il est apparu aux animateurs de la conf&#233;rence de presse qu'il ne fallait pas s'exprimer &#224; la place ni des participants aux projections, conf&#233;rences et forums programm&#233;s, ni &#224; la place des d&#233;cideurs qui ont la latitude de concevoir et mener une politique de l'audiovisuel au Niger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes ont donc &#233;t&#233; convi&#233;s &#224; contenir leur impatience, &#224; participer aux diff&#233;rentes activit&#233;s pour d&#233;battre s'il le voulaient afin de pouvoir en rendre compte au public. Ce public qui a tant besoin de ses images un peu trop absentes dans les programmations des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;visions et des salles de cin&#233;mas, une esp&#232;ce en voie de disparition.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Jean-Baptiste Dossou-Yovo&lt;br&gt;
Clap Noir&lt;br&gt;
12 f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Veill&#233;e pour un griot &#233;m&#233;rite</title>
		<link>https://clapnoir.org/veillee-pour-un-griot-emerite</link>
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		<dc:date>2004-03-18T17:50:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-">R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;Niamey, dimanche 22 f&#233;vrier 2004. Moi un Noir, projet&#233; en cl&#244;ture de la R&#233;trospective, a rassembl&#233; le plus de cin&#233;philes que toutes les s&#233;ances de projection qui ont eu lieu du 14 au 22 f&#233;vrier 2004. L'occasion &#233;tait offerte &#224; beaucoup de d&#233;couvrir ce film peu connu. Il constituait &#233;galement un double hommage, &#224; Oumarou Ganda et Jean Rouch. La soir&#233;e devait se prolonger jusqu'&#224; deux heures du matin par une veill&#233;e fun&#233;raire digne du grand ma&#238;tre griot, du mage de la transcin&#233;ma, Jean Rouch. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-" rel="directory"&gt;R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Niamey, dimanche 22 f&#233;vrier 2004. Moi un Noir, projet&#233; en cl&#244;ture de la R&#233;trospective, a rassembl&#233; le plus de cin&#233;philes que toutes les s&#233;ances de projection qui ont eu lieu du 14 au 22 f&#233;vrier 2004. L'occasion &#233;tait offerte &#224; beaucoup de d&#233;couvrir ce film peu connu. Il constituait &#233;galement un double hommage, &#224; Oumarou Ganda et Jean Rouch. La soir&#233;e devait se prolonger jusqu'&#224; deux heures du matin par une veill&#233;e fun&#233;raire digne du grand ma&#238;tre griot, du mage de la transcin&#233;ma, Jean Rouch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_536 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/veillee_ccfn_rouch.jpg' width=&#034;250&#034; height=&#034;172&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la projection du film, les musiciens, les batteurs de calebasse, le violoniste, les danseuses et les danseurs ont permis de faire la transition entre le film et les hommages que les disciples ont voulu rendre au ma&#238;tre Rouch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inoussa Ouss&#233;ini, sociologue et cin&#233;aste :&#034;Nous ne sommes pas r&#233;unis pour pleurer Jean Rouch, il n'aurait pas aim&#233; cela. Nous sommes r&#233;unis autour de lui, pour saluer sa m&#233;moire, &#233;voquer des souvenirs, parce qu'il est pr&#233;sent, vivant dans nos coeurs, parce que, qui ne c&#233;dait pas &#224; l'&#233;chec, parce que c'&#233;tait un homme qui aimait la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, m&#234;me si cela peut para&#238;tre insolite dans un pays &#224; majorit&#233; musulmane, nous allons ce soir le c&#233;l&#233;brer, le danser par fid&#233;lit&#233;, par amiti&#233;, par devoir. L'accompagner dans sa nouvelle demeure qu'il appelle lui-m&#234;me dans certains de ses films : &#034; la brousse plus loin que loin, le pays de nulle part &#034;. Nous pensons qu'il y sera chaleureusement accueilli par les meilleurs de ses amis, son &#233;pouse Jane Rouch, ses ma&#238;tres Marcel Mauss, Marcel Griaule, ses amis de toujours Amadou Hampat&#233; B&#226;, Boubou Hama, Germain Deterlein qu'il a accompagn&#233; jusqu'&#224; son dernier souffle, Th&#233;odore Monod, cette extraordinaire machine&#8230;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diould&#233; Laya, sociologue : &#034;J'ai eu &#224; rencontrer Jean lorsque j'&#233;tais en licence &#224; l'universit&#233; de Dakar et je devais suivre ses traces dans l'&#233;tude des Songhay. Avant mon entr&#233;e &#224; l'IFAN (Institut fran&#231;ais d'Afrique noire), nous sommes devenus amis puisqu'il ne voulait pas avoir de disciple, moi non plus je ne voulais pas d'un ma&#238;tre. Disons d'abord qu'il a commenc&#233; par cr&#233;er les conditions pour assurer la rel&#232;ve en rassemblant Boub&#233; Gado qui travaillait sur Aoudagosth &#224; l'universit&#233; de Dakar, Andr&#233; Salifou qui se trouvait &#224; l'universit&#233; d'Abidjan et bien d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une biblioth&#232;que, une sonoth&#232;que, des archives administratives reproduites par l'IRSH (Institut de recherches en sciences humaines), des manuscrits, cet ensemble constituait une base solide pour &#233;tudier l'histoire et la culture africaine. Nous nous retrouvions dans &#034; la vall&#233;e de la culture &#034; englobant le Mus&#233;e national, le CCFN, l'IFAN- CNRS-IRSH, le CELHTO (Centre d'&#233;tude de la litt&#233;rature et l'histoire par la tradition orale). Jean Rouch a par ailleurs contribution &#224; la recherche ethnologique, il est sans doute un des plus grands ethnologues du monde. Il a recueilli les traditions, les a transcrites et traduites. Il a beaucoup apport&#233; &#224; l'&#233;tude de l'histoire songhay, &#224; la pr&#233;servation de la culture, &#224; la promotion du cin&#233;ma. Il a en outre ouvert Niamey et le Niger &#224; la coop&#233;ration interafricaine. Notamment en y faisant vernir des chercheurs de tous les pays. Cette coop&#233;ration a &#233;t&#233; maintenue et renforc&#233;e, ce qui a valu &#224; Niamey de devenir un centre de coop&#233;ration interafricaine qui allait avec l'Unesco cr&#233;&#233; le CELHTO (Centre d'&#233;tude de la litt&#233;rature et l'histoire par la tradition orale), un &#233;l&#233;ment de plus dans &#034;la vall&#233;e de la culture &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il faut se projeter dans l'avenir, s'il faut r&#234;ver, je pense qu'un jour se tiendra &#224; Niamey une session du congr&#232;s international des africanistes dont Jean a &#233;t&#233; l'un des fondateurs en 1962. Ce serait le meilleur hommage &#224; Jean Rouch &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier de Sardan, sociologue Institut de recherches pour le D&#233;veloppement : &#034; C'est par Jean Rouch que je suis arriv&#233; au Niger en 1965 en tant qu'&#233;tudiant. C'est par lui que j'ai d&#233;couvert le cin&#233;ma en apprenant avec lui ou avec ses collaborateurs &#224; descendre les marches du Mus&#233;e de l'Homme avec la cam&#233;ra &#224; la main sans trop la faire bouger&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aimerais parler du scientifique, sociologue, l'ethnologue, comme on voudra. Alors que dans son r&#244;le de pionnier du cin&#233;ma est largement reconnu, dans le domaine scientifique, il l'est beaucoup moins. Je crois que je peux dire avec plus peut-&#234;tre de v&#233;rit&#233; qu'un certain nombre de personnes pr&#233;sentes ici savent que j'ai eu de profonds d&#233;saccords avec Jean Rouch, que d'ailleurs l'on s'est &#233;loign&#233; l'un de l'autre depuis une vingtaine d'ann&#233;es et qu'au-del&#224; de ces d&#233;saccords scientifiques profond je lui est toujours reconnu son r&#244;le de pionnier sur trois points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier, sa monographie sur la religion et la magie songhay reste, je pense, l'une de toutes premi&#232;res de l'&#233;cole ethnographique fran&#231;aise d'avant les ind&#233;pendances. Il s'est beaucoup rattach&#233; &#224; l'&#233;cole Griaule, son travail &#233;tait beaucoup meilleur que ce qu'a fait cette &#233;cole, qui reste un livre de r&#233;f&#233;rence tr&#232;s importante, m&#234;me si les choses avaient pu aller plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, son travail sur l'histoire songhay &#224; partir de la tradition orale a fait de lui un vrai pr&#233;curseur de l'histoire par la tradition orale. Il a aussi peut-&#234;tre &#233;t&#233; moins connu que d'autres gens qui souvent l'ont suivi dans ce domaine. Hampat&#233; B&#226; et d'autres l'ont fait, mais je pense qu'il a &#233;t&#233; le premier, en tout cas au Niger, et beaucoup plus largement en Afrique, &#224; recourir aussi syst&#233;matiquement &#224; la tradition orale. Quelles que soient les pr&#233;cautions qu'il faut prendre, bien s&#251;r &#224; vis-&#224;-vis de la tradition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me point renvoie &#224; l'&#233;migration. Il a &#233;t&#233; le premier &#224; faire une grande &#233;tude&lt;br class='autobr' /&gt;
Transfrontali&#232;re dans les ann&#233;es 60 sur l'&#233;migration. Il ne l'a pas seulement montr&#233; en images. Aujourd'hui les fronti&#232;res nationales et un certain nombre d'id&#233;ologies de type ivoirit&#233; (mais l'ivoirit&#233; n'existe pas). Ce genre d'id&#233;ologie perverse n'existait pas en C&#244;te d'Ivoire. Il &#233;tait important qu'un scientifique montre d&#232;s cette &#233;poque, l'importance des courants transfrontaliers, transethniques du fait que nos pays ne pouvaient pas se voir &#224; travers des fronti&#232;res&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hamidou Yay&#233;, ing&#233;nieur de son &#224; la retraite &#034;Je n'ai pas connu Rouch l'ing&#233;nieur des ponts et chauss&#233;es. J'ai connu Rouch en 1957 &#224; Abidjan lors du tournage du film que nous venons de voir, Moi un Noir. Mon r&#244;le &#233;tait de tenir une lampe pour &#233;clairer les danseurs et les danseuses. C'&#233;tait mon premier contact avec le cin&#233;ma. A l'&#233;poque, le son &#233;tait enregistr&#233; par un magn&#233;tophone &#224; manivelle, pendant le tournage. On faisait ensuite le doublage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait ma&#238;tre de recherches au CNRS au Niger. Lorsqu'il est revenu en 1959, il m'a demand&#233; si je m'int&#233;ressais au cin&#233;ma, il allait me former au son. C'est ainsi que j'ai &#233;t&#233; recrut&#233; &#224; l'IFAN &#224; Abidjan. J'ai assist&#233; Marcel Carri&#232;re qui m'a form&#233; sur le tournage de Rose et Landry. En 1962, Jean Rouch a demand&#233; mon affectation &#224; l'IFAN &#224; Niamey. Depuis cette &#233;poque, Rouch a fait des films sonoris&#233;s. J'ai &#233;t&#233; l'ing&#233;nieur de son pour tous les films de jean Rouch .Comme il tenait que les traditions recueillies soient conserv&#233;es, quand je n'&#233;tais pas en tournage avec, je faisais le tour des chercheurs r&#233;partis &#224; travers les diff&#233;rentes zones du territoire nig&#233;rien faire la collecte des traditions. Gr&#226;ce &#224; cet engagement de jean Rouch, j'ai laiss&#233; en allant la retraite, plus de mille bandes et bobines enregistr&#233;es depuis 1962. Je suis un des orphelins de Jean Rouch &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombreuses sont les personnes qui ont entretenu le public de Jean Rouch, l'homme, le scientifique, le cin&#233;aste : Bernard Surugue (ethnomusicologue), Agn&#232;s Ben Bello(sociologue), Th&#233;r&#232;se Maimanga (sociologue), Djingarey Ma&#239;ga (cin&#233;aste) ont pris la parole pour dire combien l'&#339;uvre de Jean Rouch pour le cin&#233;ma, l'ethnologie et la tradition orale &#233;tait d'une richesse inestimable. Les musiciens et les danseurs ont continu&#233; la veill&#233;e jusqu'&#224; deux heures du matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Rouch sera inhum&#233; le mardi 14 f&#233;vrier &#224; 9h au cimeti&#232;re chr&#233;tien de Niamey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Baptiste Dossou-Yovo&lt;br&gt;
Clap Noir&lt;br&gt;
23 f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Le dernier des Mohicans</title>
		<link>https://clapnoir.org/le-dernier-des-mohicans-442</link>
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		<dc:date>2004-03-18T17:48:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-">R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;Le cin&#233;aste ivoirien, Roger Gnoan Mbala, &#224; l'attention de ses confr&#232;res que pouvaient d&#233;courager les conditions mat&#233;rielles g&#233;n&#233;ralement difficiles dans lesquelles ils travaillent et de ceux qui voulaient embrasser la carri&#232;re de cin&#233;astes disait ceci : : &#034;Pour nous r&#233;alisateurs africains, r&#233;aliser un film rel&#232;ve du miracle. Mais nous ne baissons pas les bras pour autant. Nous nous battons pour faire de temps en temps un miracle. Nous nous sacrifions pendant des ann&#233;es pour qu'un miracle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-" rel="directory"&gt;R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le cin&#233;aste ivoirien, Roger Gnoan Mbala, &#224; l'attention de ses confr&#232;res que pouvaient d&#233;courager les conditions mat&#233;rielles g&#233;n&#233;ralement difficiles dans lesquelles ils travaillent et de ceux qui voulaient embrasser la carri&#232;re de cin&#233;astes disait ceci : :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Pour nous r&#233;alisateurs africains, r&#233;aliser un film rel&#232;ve du miracle. Mais nous ne baissons pas les bras pour autant. Nous nous battons pour faire de temps en temps un miracle. Nous nous sacrifions pendant des ann&#233;es pour qu'un miracle puisse voir le jour. Soyons fiers d'&#234;tre de ceux qui ne font que des miracles n&#233;cessaires&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_534 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/djingareye_maiga2.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;263&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a quelqu'un qui a &#233;t&#233; sensible &#224; ces propos, c'est bien Djingarey Abdoulaye Ma&#239;ga, celui qui l'on appelle tr&#232;s gentiment le dernier des Mohicans. En effet, Il reste parmi les cin&#233;astes nig&#233;riens le seul depuis vingt-deux ans &#224; r&#233;aliser des longs m&#233;trages de fiction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Etoile noire (1975, 96' 16mm) nous montre un certain Issaka Hamey respirant le bonheur dans un m&#233;nage tranquille avec femme docile, un enfant mignon et respectueux. Ce n'est l&#224; que la situation qui pr&#233;vaut en attendant le coup de foudre qui viendra tout balayer. Il tombe amoureux d'une &#034;fille de bar&#034;, que d'autres appellent &#034;fille de joie&#034;. Une de celles qui travaillent dans un bar ou plut&#244;t passent la journ&#233;e &#224; boire de bistrot en bistrot, pour enfin passer la nuit avec le plus offrant. Et le plus offrant, c'est souvent un Europ&#233;en. Vous imaginez la frustration des perdants ! Le nouveau rythme de vie d'Issaka perturbe sa vie familiale, son &#233;pouse ne pouvant supporter ses absences intempestives, rejoint ses parents. Mais le pire est &#224; venir. La dulcin&#233;e le renvoie le jour o&#249; son ami revient de France. C'est la fin de l'idylle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nuages noirs (1979, 100' 16mm, fiction ) expose la confrontation entre un routinier de l'administration jouissant de l'appui du parti unique dont il est membre et un jeune cadre comp&#233;tent, frais &#233;moulu d'une universit&#233; europ&#233;enne. Entre le machiav&#233;lique Bonz&#233;i, et Boubacar, l'int&#232;gre, le cin&#233;aste choisit le triomphe du bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aube noire (1983, 90', 16mm) revient dans le cadre familial. Omar rentre d'un pays africain o&#249; il vient de terminer ses &#233;tudes sup&#233;rieures. Il rentre avec son &#233;pouse et leur enfant. Sa famille ne lui cache pas son m&#233;contentement. Il ne s'est pas content&#233; d'&#233;pouser une &#233;trang&#232;re, lui, de confession musulmane, s'est permis d'&#233;pouser chr&#233;tienne ! Cette femme doit partir, il devra prendre une qui soit accept&#233;e par la famille. Une jolie cousine fera l'affaire, mais il y a une roche sous l'anguille ! Le mariage n'aura pas lieu, les &#233;poux brouill&#233;s se r&#233;concilient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_535 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/djingareye_maiga1-2.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;144&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, lorsque Miroir noir appara&#238;t sur le grand &#233;cran, c'est une grande victoire pour son r&#233;alisateur qui aura essuy&#233; tous les sarcasmes fruits de l'incr&#233;dulit&#233; qui auraient pu le d&#233;courager. Mais c'est aussi une note d'espoir du cin&#233;ma nig&#233;rien qui a cess&#233; depuis une quinzaine d'ann&#233;es de produire des longs m&#233;trages de fiction. Djingarey Ma&#239;ga venait d'administrer la preuve que le cin&#233;ma n'&#233;tait pas mort avec Oumarou Ganda. Miroir noir, comme la plupart des films de la s&#233;rie noire s'inscrit dans la tradition du drame familial. Un vendredi, &#224; l'heure de la grande pri&#232;re musulmane, un magasinier tue d'un coup de pied son &#233;pouse en grossesse. La famille de la d&#233;funte lutte en vain pour que justice soit rendue. Cette fois, la corruption et les interventions auront triomph&#233; du cours normal des choses. Pour une fois, le happy end n'est pas au rendez-vous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; en 1939 &#224; Ouatagouna, il passe une enfance paisible dans son village natal situ&#233; au bord du fleuve, &#224; 250 km de Niamey. Ses &#233;tudes primaires termin&#233;es, l'appel de la ville r&#233;sonne en lui. Il se prend la direction de Niamey. Arriv&#233; dans la capitale, il occupe divers emplois. En 1961, il d&#233;couvre Sidney Poitiers dans la Cha&#238;ne, interpr&#233;tant un jeune Noir fier. La surprise et fascination que produisent sur lui les premi&#232;res images d'un Noir &#224; l'&#233;cran sont si fortes qu'il en na&#238;t un r&#234;ve. Celui de ressembler, d'imiter, de devenir un Sidney Poitiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s, il entend parler d'un certain Moustapha Alassane qui tourne Aour&#233;. A la suite de leur rencontre, il va jouer dans Le Retour de l'aventurier, plus tard dans FVVA. Un an apr&#232;s ce deuxi&#232;me r&#244;le d'acteur, il quitte la Nigelec o&#249; il travaillait comme releveur, pour s'engager d&#233;finitivement dans la carri&#232;re cin&#233;matographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En devenant assistant de Moustapha Alassane, il passait l'autre c&#244;t&#233; de la cam&#233;ra, sans jamais cesser d'appara&#238;tre &#224; l'&#233;cran.. C'est ainsi qu'il en vient &#224; r&#233;aliser un premier film, Le Ballon, en 1972. Un court m&#233;trage de fiction sur enfant passionn&#233; de Foot-Ball. L'Ambassade d'Allemagne qui lui apport&#233; une aide modique pour ce premier film va le soutenir dans la r&#233;alisation d'Aube noire, son premier long m&#233;trage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Djingarey Ma&#239;ga a r&#233;alis&#233; des documentaires sur la vie quotidienne, les rites et les croyances des paysans sur les rives nig&#233;riennes et maliennes du fleuve.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le disciple de Sidney Poitiers n'a pas encore dit son dernier mot. Les trois premiers ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s avec un intervalle de cinq ans environ. Entre le troisi&#232;me et le quatri&#232;me, il aura fallu quatorze (14) ans. Il a commenc&#233; &#224; tourner La Quatri&#232;me nuit noire, le cinqui&#232;me de la s&#233;rie. S'il se plaint du manque de moyens pour faire avancer le tournage, il reste confiant parce que d&#233;termin&#233;, habitu&#233; qu'il est &#224; lutter contre vents et mar&#233;e, &#224; produire des images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Djingarey Ma&#239;ga pense comme Gnoan Mbala, que m&#234;me si &#034;r&#233;aliser un film rel&#232;ve du miracle&#8230;soyons fiers d'&#234;tre de ceux qui ne font que des miracles n&#233;cessaires.&#034; Les Nig&#233;riens ne se contenteront pas de voir sur le petit &#233;cran, Terra nostra. En 1997, ils se sont reconnus dans Miroir noir. Cela prendra le temps qu'il faudra pour se revoir un jour dans La Quatri&#232;me nuit noire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jibril Kamil Hassan &lt;br&gt;
Clap Noir&lt;br&gt;
22 f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Toujours plus de films</title>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-">R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;La R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger est l'occasion pour les cin&#233;philes de voir ou de revoir des films nig&#233;riens. A la suite de Jean Rouch, Mahamane Bakab&#233;, Abdoua Kanta, Moustapha Diop et Inoussa Ousseini, ce fut au tour de Djingarey Ma&#239;ga de recevoir les hommages le vendredi 20 f&#233;vrier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vendredi soir, Aube noire (1983, 90min, 16mm) fut le premier film projet&#233;. Ce film retrace l'histoire d'un jeune cadre qui revient au pays apr&#232;s un s&#233;jour &#224; l'&#233;tranger. Il revient aussi avec une &#233;pouse, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-" rel="directory"&gt;R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger est l'occasion pour les cin&#233;philes de voir ou de revoir des films nig&#233;riens.&lt;br class='autobr' /&gt;
A la suite de Jean Rouch, Mahamane Bakab&#233;, Abdoua Kanta, Moustapha Diop et Inoussa Ousseini, ce fut au tour de Djingarey Ma&#239;ga de recevoir les hommages le vendredi 20 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi soir, Aube noire (1983, 90min, 16mm) fut le premier film projet&#233;. Ce film retrace l'histoire d'un jeune cadre qui revient au pays apr&#232;s un s&#233;jour &#224; l'&#233;tranger. Il revient aussi avec une &#233;pouse, togolaise et chr&#233;tienne. Les parents du jeune le pousse &#224; &#233;pouser en seconde noce, une cousine, selon la coutume musulmane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second film de Djingarey Ma&#239;ga a &#234;tre projet&#233; fut Vendredi Noir (2000, 82 min, 35mm). A Niamey, chef Koutoukouli ne trouve pas du travail et ne parvient pas &#224; faire face aux d&#233;penses de la famille. Sa fille, Salamata mari&#233;e &#224; un jeune homme de bonne famille, est maltrait&#233;e par ce dernier. Elle meurt des suites d'une violente dispute conjugale. Une enqu&#234;te judiciaire est ouverte mais vite report&#233;e. Ce film a re&#231;u le grand prix du festival d'Angers en 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_532 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/moustapha-alassane1.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;218&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moustapha Alassane a &#233;t&#233; f&#234;t&#233; le samedi 21 f&#233;vrier. Absent au CCFN, il a &#233;t&#233; repr&#233;sent&#233; par Inoussa Ousseini. En ouverture, Le Retour d'un aventurier (1966, 34 min, 16mm) &#224; &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233; par le public. Cette parodie de western relate l'histoire d'un jeune africain qui revient au village natal avec dans ses bagages des costumes de western. C'est l'aventure qui commence avec ses copains : attaques &#224; main arm&#233;e, bagarres, vols&#8230; Ils s&#232;ment la panique dans le village.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FVVA : Femme, Villa, Voiture, Argent (1972, 75 min, 16mm) d&#233;nonce &#224; la fois le maraboutisme et l'arrivisme qui conduisent au d&#233;tournement des biens publics ou abus de biens sociaux vol, et finalement en prison. Ce film a re&#231;u le prix OCAM au Fespaco en 1972.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'hommage &#224; Moustapha Allasane s'est poursuivi avec les projections de plusieurs films d'animation : Bon voyage Sim (f1986, 7 min, 16mm), Samba le grand ( 1977, 14 min, 16mm) et Tagimba ( 2001, 5 min, vid&#233;o num&#233;rique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_533 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/tournage_cabascabo-2.jpg' width=&#034;303&#034; height=&#034;150&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 22 f&#233;vrier a lieu la cl&#244;ture de la R&#233;trospective. C'est d'abord la Journ&#233;e r&#233;serv&#233;e &#224; Oumarou Ganda. En 1957, Oumarou Ganda rencontre Jean Rouch, de cette rencontre na&#238;t&lt;br class='autobr' /&gt;
Un film. C'est le d&#233;part d'un grand amour entre Oumarou Ganda et le cin&#233;ma. Apr&#232;s l'hommage &#224; l'acteur de Moi un noir de Jean Rouch (1959, 73 min, 16mm), les honneurs &#224; Oumarou Ganda, le r&#233;alisateur : Saitane (1972, 61 min, 16 mm), Cabascabo (1968, 45 min, 16mm). Dans ce film autobiographique, un ancien d'Indochine retourne dans son pays. Riche, il est f&#234;t&#233;. Il dilapide sa fortune et se retrouve abandonn&#233; de tous. Cabascabo a &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233; pour la semaine de la critique au Festival de Cannes en 1969 et &#224; re&#231;u le prix sp&#233;cial &#224; Moscou (1969), le Tanit de bronze &#224; Carthage (1969) et le Prix des cin&#233;-clubs espagnols &#224; Malaga. La s&#233;rie de projection des films d'Oumarou Ganda se termine avec Le Wazzou polygame (1970, 50 min, 16mm).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;br&gt;
Clap Noir&lt;br&gt;
22 f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>La lune n'&#233;tait plus au rendez-vous</title>
		<link>https://clapnoir.org/la-lune-n-etait-plus-au-rendez-vous</link>
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<category domain="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-">R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;&#034;Il &#233;tait une fois, une belle fille dont la participation aux manifestations du village &#233;tait devenue remarquable. Puis un jour, elle disparut. Les autres se sont r&#233;unis sous l'arbre &#224; palabre pour savoir pourquoi elle ne participait plus aux rencontres et comment faire revenir celle dont l'absence d&#233;solait tout le monde&#034;. En introduisant sa communication sur &#034;l'&#233;mergence du cin&#233;ma au Niger &#034;, Harouna Niandou, critique de cin&#233;ma et premier pr&#233;sident de l'Association des Cin&#233;astes du Niger, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-" rel="directory"&gt;R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Il &#233;tait une fois, une belle fille dont la participation aux manifestations du village &#233;tait devenue remarquable. Puis un jour, elle disparut. Les autres se sont r&#233;unis sous l'arbre &#224; palabre pour savoir pourquoi elle ne participait plus aux rencontres et comment faire revenir celle dont l'absence d&#233;solait tout le monde&#034;. En introduisant sa communication sur &#034;l'&#233;mergence du cin&#233;ma au Niger &#034;, Harouna Niandou, critique de cin&#233;ma et premier pr&#233;sident de l'Association des Cin&#233;astes du Niger, par l'anecdote de la Belle Absente, &#233;voquait de mani&#232;re imag&#233;e la probl&#233;matique actuelle du cin&#233;ma nig&#233;rien. Autrefois pr&#233;sente, et depuis une vingtaine d'ann&#233;es absente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a rappel&#233; le pass&#233; glorieux du cin&#233;ma nig&#233;rien. Ce cin&#233;ma r&#233;pondait pr&#233;sent dans presque toutes les rencontres et festivals en Afrique, et ailleurs. Combien de films nig&#233;riens ont remport&#233; des prix et des cin&#233;astes nig&#233;riens sont devenus des r&#233;f&#233;rences sur le plan international ! Harouna Niandou n'a pas manqu&#233; de dresser le bilan des ann&#233;es blanches et s&#232;ches que conna&#238;t le septi&#232;me art, comme par co&#239;ncidence, depuis le d&#233;c&#232;s d'Oumarou Ganda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_531 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/ccfn_lailaba.jpg' width=&#034;250&#034; height=&#034;171&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ce cin&#233;ma est-il tomb&#233; dans une l&#233;thargie ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Hamidou Lailaba Ko, socio-psychologue, a tent&#233; d'apporter quelques &#233;l&#233;ments d'appr&#233;ciations sur le pourquoi de la l&#233;thargie du cin&#233;ma nig&#233;rien. Dans sa conf&#233;rence intitul&#233;e &#034; Le Niger a-t-il besoin d'un cin&#233;ma ? &#034; . Apr&#232;s avoir insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; de l'image dans toute soci&#233;t&#233;, le socio-psychologue a d&#233;nombr&#233; parmi les causes du mal qui mine le cin&#233;ma nig&#233;rien quelques points. Il a not&#233; que la trop grande pr&#233;sence de l'Etat-providence qui r&#233;duit l'initiative individuelle, la situation g&#233;n&#233;rale de la pauvret&#233;, la part congrue du budget national allou&#233;e &#224; la culture, l'absence d'une strat&#233;gie claire de d&#233;veloppement du cin&#233;ma nig&#233;rien en particulier et de la culture en g&#233;n&#233;ral ont concouru &#224; plonger les cin&#233;astes dans le d&#233;couragement et la l&#233;thargie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conf&#233;rencier a propos&#233; entre autres solutions, la promotion du Niger, de son tourisme, de sa culture, de son cin&#233;ma par les repr&#233;sentations diplomatiques &#224; l'&#233;tranger. &#034;Le cin&#233;ma est l'ambassadeur de l'Afrique aupr&#232;s des autres pays &#034; a-t-il repris citant Sangoul&#233; Lamizana, ancien pr&#233;sident de la Haute Volta, aujourd'hui Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le d&#233;bat qui a suivi, certains participants devaient relever qu'il n'avait jamais manqu&#233; de propositions de sortie de crise. Mais c'est le passage &#224; l'action qui manque. Alors, la belle fille, comment la faire revenir dans les manifestations ? De nombreuses personnes manquaient au d&#233;bat. Est-ce par d&#233;couragement total ? La r&#233;signation ? Faut-il penser qu'une g&#233;n&#233;ration a accompli sa mission et que le temps est venue pour q'une autre prenne le t&#233;moin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;br&gt;
Clap Noir&lt;br&gt;
21 f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Des droits d'auteur &#224; la diffusion</title>
		<link>https://clapnoir.org/des-droits-d-auteur-a-la-diffusion</link>
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		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

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		<description>
&lt;p&gt;Les participants &#224; la R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger ont, dans l'apr&#232;s-midi du vendredi 20 f&#233;vrier, assist&#233; &#224; quatre communications entrant dans le cadre du panel &#034;Faire du cin&#233;ma aujourd'hui&#034;.La premi&#232;re intervenante, Fati Mariko, auteur, compositeur et chanteuse, a compos&#233; la musique originale de deux films, la Co-&#233;pouse, un film de Bernard Debord et Wadjibi, un film d'Harouna Coulibaly. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a d'abord fait un l'inventaire des proc&#233;dures de collaboration couramment utilis&#233;es au Niger (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-" rel="directory"&gt;R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les participants &#224; la R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger ont, dans l'apr&#232;s-midi du vendredi 20 f&#233;vrier, assist&#233; &#224; quatre communications entrant dans le cadre du panel &#034;Faire du cin&#233;ma aujourd'hui&#034;.La premi&#232;re intervenante, Fati Mariko, auteur, compositeur et chanteuse, a compos&#233; la musique originale de deux films, la Co-&#233;pouse, un film de Bernard Debord et Wadjibi, un film d'Harouna Coulibaly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_527 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/ccfn_fati_mariko_1.jpg' width=&#034;126&#034; height=&#034;129&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a d'abord fait un l'inventaire des proc&#233;dures de collaboration couramment utilis&#233;es au Niger dans ce domaine. Ensuite, elle a parl&#233; des exp&#233;riences personnelles. Pour la cr&#233;ation musicale de ces deux films, elle a eu des &#233;changes avec les r&#233;alisateurs puis, elle a propos&#233; des compositions. Fati a pr&#233;cis&#233; &#224; l'assistance qu'elle n'est pas musicienne de film mais qu'elle a eu du plaisir &#224; travailler dans le septi&#232;me art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_528 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/ccfn_ganda.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;180&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me conf&#233;rencier, Tahirou Ganda, directeur du Bureau nig&#233;rien des droits d'auteurs (BNDA), a trait&#233; de la protection de l'&#339;uvre cin&#233;matographique. Il a inform&#233; l'assistance l'existence de textes de loi sur la protection de la propri&#233;t&#233; intellectuelle et artistique au plan national et international. Le conf&#233;rencier a attir&#233; l'attention sur la complexit&#233; des situations qui se posent dans la production des &#339;uvres audiovisuels. Il a notamment pr&#233;cis&#233; les droits moraux et patrimoniaux des co-auteurs tels que le sc&#233;nariste et le compositeur de musique, du r&#233;alisateur et du producteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_529 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/ccfn_foule_2.jpg' width=&#034;250&#034; height=&#034;155&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ces deux communications, les d&#233;bats ont permis de bien cerner les droits et devoirs de chacun des co-contractants dans le domaine de la cr&#233;ation artistique en g&#233;n&#233;ral, de la cr&#233;ation cin&#233;matographique en particulier..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le dernier point inscrit au programme de la journ&#233;e, la distribution et la diffusion, deux professionnels, Jean Fran&#231;ois Meyer du Cin&#233;ma num&#233;rique ambulant (CNA) et Moussa Abdou Saley de l'Office de radiodiffusion et t&#233;l&#233;vision du Niger (ORTN), l'ont abord&#233; &#224; travers des exemples concrets et des exp&#233;riences compl&#233;mentaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord &#224; travers les tourn&#233;es que fait le cin&#233;ma num&#233;rique ambulant pour mettre &#224; la port&#233;e des Africains leurs images, puis par les modalit&#233; d'achat de films nig&#233;riens ou de droit de diffusion des images import&#233;es par l'ORTN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_530 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/ccfn_meyer.jpg' width=&#034;250&#034; height=&#034;146&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ressort des de ces deux exp&#233;riences que la diffusion est un domaine &#233;minemment professionnel, ayant ses exigences propres et r&#233;pondant &#224; un id&#233;al : mettre &#224; la port&#233;e de tous des images de qualit&#233;. Des propositions ont &#233;t&#233; envisag&#233;es en vue d'&#233;viter la fermeture des salles de cin&#233;ma, et de multiplier les exp&#233;riences de la projection num&#233;rique. Elles m&#233;ritent r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;br&gt;
Clap Noir&lt;br&gt;
20 f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>La production en question</title>
		<link>https://clapnoir.org/la-production-en-question</link>
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		<dc:date>2004-03-18T17:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-">R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre de R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger, la matin&#233;e du vendredi 20 f&#233;vrier a &#233;t&#233; consacr&#233;e &#224; un panel sur la recherche du financement. Sous la mod&#233;ration d'Achille Kouawo, ce panel avait pour invit&#233;s M. Ilbo Ousmane, producteur nig&#233;rien et M. Pierre Barrot, conseiller r&#233;gional &#224; l'audiovisuel (Minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res fran&#231;ais). Apr&#232;s avoir situ&#233; le contexte dans lequel le panel est organis&#233;, celui de la r&#233;flexion sur une probable relance du cin&#233;ma et de la production (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-" rel="directory"&gt;R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger, la matin&#233;e du vendredi 20 f&#233;vrier a &#233;t&#233; consacr&#233;e &#224; un panel sur la recherche du financement. Sous la mod&#233;ration d'Achille Kouawo, ce panel avait pour invit&#233;s M. Ilbo Ousmane, producteur nig&#233;rien et M. Pierre Barrot, conseiller r&#233;gional &#224; l'audiovisuel (Minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res fran&#231;ais). Apr&#232;s avoir situ&#233; le contexte dans lequel le panel est organis&#233;, celui de la r&#233;flexion sur une probable relance du cin&#233;ma et de la production audiovisuelle au Niger, le mod&#233;rateur a donn&#233; la parole &#224; Ilbo Ousmane pour qu'il partage son exp&#233;rience de producteur avec les participants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_525 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/panel_production1.jpg' width=&#034;250&#034; height=&#034;155&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilbo Ousmane est arriv&#233; &#224; la production apr&#232;s avoir &#233;t&#233; r&#233;alisateur. A son actif, il compte quatre (4) films en tant que r&#233;alisateurs, et deux (2) films court m&#233;trage vid&#233;o en tant que producteur. Il a actuellement en chantier deux longs m&#233;trages.&lt;br&gt;
Selon Ilbo, le bon producteur c'est celui qui sait reconna&#238;tre la bonne id&#233;e, en confier le d&#233;veloppement &#224; des sp&#233;cialistes de l'&#233;criture, monter un projet fiable, trouver les financements, et constituer une &#233;quipe technique et artistique efficace pour mener &#224; bien le projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Barrot est lui producteur. Il a produit deux s&#233;ries bien connues en Afrique et au Niger : Taxi brousse et Baobab. Actuellement conseiller r&#233;gional &#224; l'audiovisuel, il a une connaissance approfondie des circuits de financement qui sont &#224; la disposition des producteurs africains. Dans la premi&#232;re partie de son expos&#233;, Barrot a pr&#233;sent&#233; l'exp&#233;rience du Nigeria dans la production audiovisuelle. L'exp&#233;rience qui se d&#233;veloppe au Nigeria peut servir de cadre de r&#233;flexion pour la relance de la production au Niger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En second point, Pierre Barrot a abord&#233; les circuits de financement. Les fonds existent mais il faut avoir des projets viables pour en b&#233;n&#233;ficier. Il a analys&#233; les sp&#233;cificit&#233;s des diff&#233;rentes sources de financement du cin&#233;ma et l'audiovisuel dont le fond de l'Union europ&#233;enne, le fond de la francophonie, et les fonds fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_526 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/panel_inoussa.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;200&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite des expos&#233;s, il y a eu des &#233;changes d'opinions et d'information. La contribution des pionniers du cin&#233;ma a &#233;t&#233; remarquable. Plus d'un participant a eu &#224; s'&#233;tonner du fait et &#224; d&#233;plorer que les producteurs et r&#233;alisateurs n'aient pas &#233;t&#233; nombreux &#224; effectuer le d&#233;placement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne &lt;br&gt;
Clap Noir&lt;br&gt;
20 f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Le septi&#232;me art en deuil</title>
		<link>https://clapnoir.org/le-septieme-art-en-deuil</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clapnoir.org/le-septieme-art-en-deuil</guid>
		<dc:date>2004-03-18T17:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-">R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;Jean Rouch vient de nous fausser compagnie&#034;, la nouvelle est donn&#233;e par Laurent Clavel, le directeur du Centre culturel franco-nig&#233;rien de Niamey mercredi &#224; 22h aux cin&#233;philes sortant du Th&#233;&#226;re de plain air. Le d&#233;c&#232;s du p&#232;re du cin&#233;ma direct a &#233;t&#233; constat&#233; &#224; l'h&#244;pital de Galmi (Nord Est du Niger), 400 km de Niamey, o&#249; il avait &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; &#224; la suite d'un accident de circulation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Venant de Niamey avec son &#233;pouse, et ses amis, l'acteur Damour&#233; Zika et le r&#233;lisateur Moustapha Alassane, il (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-" rel="directory"&gt;R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean Rouch vient de nous fausser compagnie&#034;, la nouvelle est donn&#233;e par Laurent Clavel, le directeur du Centre culturel franco-nig&#233;rien de Niamey mercredi &#224; 22h aux cin&#233;philes sortant du Th&#233;&#226;re de plain air. Le d&#233;c&#232;s du p&#232;re du cin&#233;ma direct a &#233;t&#233; constat&#233; &#224; l'h&#244;pital de Galmi (Nord Est du Niger), 400 km de Niamey, o&#249; il avait &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; &#224; la suite d'un accident de circulation.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_522 spip_documents spip_documents_left' style='width:200px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/jean_rouch_ccfn1.jpg' width='200' height='271' alt='JPEG - 14.8&#160;kio' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:200px;'&gt;&lt;strong&gt;Jean Rouch face &#224; la presse nig&#233;rienne &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Venant de Niamey avec son &#233;pouse, et ses amis, l'acteur Damour&#233; Zika et le r&#233;lisateur Moustapha Alassane, il se rendait &#224; Tahoua, 520 km de niamey, o&#249; il devait visiter les nouvelles installations du studio d'Alassane. l'ambassadeur de France au Niger, qui assiste aux projections depuis samedi soir &#224; c&#244;t&#233; de Jean Rouch, se trouvait pr&#233;sent au d&#233;but des s&#233;ances de projections. Son d&#233;part pr&#233;cipit&#233; avait &#233;t&#233; not&#233; par certains dans l'assistance.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_523 spip_documents spip_documents_left' style='width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/jean_rouch_inoussa_diop.jpg' width='150' height='155' alt='JPEG - 8.5&#160;kio' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;Jean Rouch au CCFN&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:150px;'&gt;(c) Clap Noir
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Jean Rouch, &#226;g&#233; de 86 ans, &#233;tait revenu &#224; Niamey vendredi dernier pour pr&#233;senter entre autres, Le r&#234;ve plus fort que la mort, son dernier film. Dans le cadre de la r&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger (14 au 22 f&#233;vrier), le week-end dernier avait &#233;t&#233; consacr&#233; &#224; une dizaine de ses &#339;uvres dont la majorit&#233; a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e au Niger, sur le fleuve ou sur les bords du fleuve Niger. Samedi, commentant des images sur la grande famille de Damour&#233; Zika, qui l'a introduit aux populations riveraines de Niamey : &#034;Jai fait 150 films, autant que Damour&#233; a fabriqu&#233; de petits-enfants&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite de cet &#233;v&#232;nement tragique, les organisateurs se sont concert&#233;s pour savoir quelle suite donn&#233; &#224; la retrospective. La fin du film de Jean Rouch, Le r&#234;ve plus fort que la mort a apport&#233; la r&#233;ponse. En effet, Diould&#233; Laya disait &#034;On continue&#034;. Il fallait donc continuer le travail, &#224; filmer, &#224; r&#233;aliser, &#224; r&#234;ver, la retrospective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeudi matin, &#224; l'ouverture de la conf&#233;rence sur la conservation du patrimoine, Diould&#233; Laya, ethnologue et compagnon de Rouch devait exhorter les cin&#233;astes et les organisateurs &#224; poursuivre l'action du cin&#233;aste disparu.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_524 spip_documents spip_documents_left' style='width:180px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/jean_rouch_et_son_epouse.jpg' width='180' height='118' alt='JPEG - 8.2&#160;kio' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:180px;'&gt;&lt;strong&gt;Jean Rouch et son &#233;pouse&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:180px;'&gt;(c) Clap Noir
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Clap Noir, dont une &#233;quipe suit la R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger, touch&#233;e par cette perte subite, pr&#233;sente ses condol&#233;ances &#224; l'&#233;pouse de Jean Rouch, &#224; sa famille, &#224; ses amis et &#224; tous les cin&#233;astes nig&#233;riens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Baptiste Dossou-Yovo&lt;br class='autobr' /&gt;
19 f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>C'est parti pour les forums !</title>
		<link>https://clapnoir.org/c-est-parti-pour-les-forums</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clapnoir.org/c-est-parti-pour-les-forums</guid>
		<dc:date>2004-03-18T17:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-">R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004</category>


		<description>
&lt;p&gt;Avec la conf&#233;rence jeune public sur les m&#233;tiers du cin&#233;ma, la r&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger entre dans sa phase de conf&#233;rences et de forums. Le mercredi 18 f&#233;vrier, dans l'apr&#232;s-midi, les jeunes coll&#233;giens et lyc&#233;ens ont pris d'assaut l'auditorium du Centre culturel franco-nig&#233;rien (CCFN). Quelques professionnels du cin&#233;ma ont pu se trouver un si&#232;ge &#224; la conf&#233;rence sur les m&#233;tiers du cin&#233;ma et les diff&#233;rentes fili&#232;res de formation disponibles au Niger, en Afrique et au plan international. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-" rel="directory"&gt;R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la conf&#233;rence jeune public sur les m&#233;tiers du cin&#233;ma, la r&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger entre dans sa phase de conf&#233;rences et de forums. Le mercredi 18 f&#233;vrier, dans l'apr&#232;s-midi, les jeunes coll&#233;giens et lyc&#233;ens ont pris d'assaut l'auditorium du Centre culturel franco-nig&#233;rien (CCFN). Quelques professionnels du cin&#233;ma ont pu se trouver un si&#232;ge &#224; la conf&#233;rence sur les m&#233;tiers du cin&#233;ma et les diff&#233;rentes fili&#232;res de formation disponibles au Niger, en Afrique et au plan international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les m&#233;tiers du cin&#233;ma&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_520 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/achille_clap.jpg' width=&#034;200&#034; height=&#034;187&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier expos&#233;, Achille Kouawo, r&#233;alisateur, a pr&#233;sent&#233; les diff&#233;rents m&#233;tiers du cin&#233;ma. Les jeunes ont appris ce qu'est un sc&#233;nariste, un producteur, un r&#233;alisateur, l'&#233;quipe technique et l'&#233;quipe artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Kilali Kabassel&#233;, professeur &#224; l'Institut de formation aux techniques de l'information et de la communication (l'IFTIC), apr&#232;s avoir d&#233;velopp&#233; les aptitudes qu'il faut avoir pour faire du cin&#233;ma, a pr&#233;cis&#233; qu'aujourd'hui, il faut entrer dans le m&#233;tier avec un bon bagage, donc une bonne formation. Il a aussi parl&#233; des fili&#232;res de formation, en commen&#231;ant par celles disponibles &#224; l', l'IFTIC de Niamey. Il a termin&#233; par les possibilit&#233;s de formation offertes en Afrique et en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre avec les jeunes a pris fin avec l'intervention de M. Philippe Letteron. &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui-ci a partag&#233; avec l'assistance son exp&#233;rience de directeur de la photographie dans plusieurs productions cin&#233;matographiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patrimoine audiovisuel nig&#233;rien&lt;br class='autobr' /&gt;
Le jeudi 19 f&#233;vrier, les professionnels de l'information documentaire, les cin&#233;astes et des &#233;tudiants se sont retrouv&#233;s pour &#233;changer sur l'&#233;tat du patrimoine audiovisuel nig&#233;rien. Apr&#232;s une minute de silence &#224; la m&#233;moire de Jean Rouch, M. Bissala Tanimoun, documentaliste &#224; la t&#233;l&#233;vision Tal TV a fait l'&#233;tat des lieux du patrimoine audiovisuel nig&#233;rien. Dans son expos&#233;, M. Bissala a d&#233;clar&#233; que 60 947 documents audiovisuels sont recens&#233;s dans sept institutions &#224; Niamey. Il s'agit des &#233;tablissements suivants : les Archives nationales, le CCFN, le Centre d'&#233;tude de la litt&#233;rature et de l'histoire par la tradition orale (CELTHO), l'Institut de recherches en sciences humaines (IRSH), le Centre de formation et de promotion musicale (CFPM) et l'Office de radiodiffusion et de t&#233;l&#233;vision du Niger (ORTN).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/public_conference_ccfn1.jpg' width=&#034;250&#034; height=&#034;157&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon M. Bissala, l'&#233;tat de conservation de ces archives laissent &#224; d&#233;sirer. Les normes de s&#233;curit&#233; ne sont pas toujours les meilleures, et le mat&#233;riel pas toujours de bonne qualit&#233;. Le conf&#233;rencier a propos&#233; quelques solutions avant de s'appesantir sur les projets de conservation de fonds documentaires qui existent en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Bernard Surugue, de l'Institut de recherche pour le d&#233;veloppement (IRD), a ensuite partag&#233; son exp&#233;rience avec les participants. Il a insist&#233; sur le fait qu'il n'y a pas de conservation sans s&#233;curit&#233; technique et s&#233;curit&#233; juridique. Il a par ailleurs attir&#233; l'attention de l'auditoire sur la relation qui existe entre l'analogique, le num&#233;rique et la conservation documentaire. La journ&#233;e du vendredi aura pour th&#232;me : Faire du cin&#233;ma aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candide Etienne&lt;br&gt;
Clap Noir&lt;br&gt;
19 f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Hommage aux pionniers</title>
		<link>https://clapnoir.org/hommage-aux-pionniers</link>
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		<dc:date>2004-03-18T17:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clap Noir France</dc:creator>

<category domain="https://clapnoir.org/-retrospective-du-cinema-niamey-2004-">R&#233;trospective du cin&#233;ma - Niamey, 2004</category>


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&lt;p&gt;La R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger (14 au 22 f&#233;vrier 2004) a rendu un hommage au p&#232;re du cin&#233;ma direct. Au cours du week-end une dizaine de films de Jean Rouch a &#233;t&#233; projet&#233;e parmi lesquels ceux des plus repr&#233;sentatifs de sa carri&#232;re. On pouvait remarquer Initiation &#224; la danse des poss&#233;d&#233;s (1948, 22' 16mm), projet&#233; en vid&#233;o documentaire et son dernier, Le R&#234;ve plus fort que la mort (2002, 89', fiction). &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s l'hommage &#224; celui que certains appellent le p&#232;re du cin&#233;ma au Niger, et que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La R&#233;trospective du cin&#233;ma au Niger (14 au 22 f&#233;vrier 2004) a rendu un hommage au p&#232;re du cin&#233;ma direct. Au cours du week-end une dizaine de films de Jean Rouch a &#233;t&#233; projet&#233;e parmi lesquels ceux des plus repr&#233;sentatifs de sa carri&#232;re. On pouvait remarquer Initiation &#224; la danse des poss&#233;d&#233;s (1948, 22' 16mm), projet&#233; en vid&#233;o documentaire et son dernier, Le R&#234;ve plus fort que la mort (2002, 89', fiction).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'hommage &#224; celui que certains appellent le p&#232;re du cin&#233;ma au Niger, et que d'autres consid&#232;rent comme le parrain, c'est au tour des cin&#233;astes nig&#233;riens de passer la rampe. Lundi 16 f&#233;vrier, Mahamane Bakab&#233; et Abdoua Kanta inaugure la s&#233;rie. Le premier a pr&#233;sent&#233; son film Martaba (1980, 50' projet&#233; en vid&#233;o, fiction) qui vous conduit du village &#224; la ville &#224; travers les coulisses obscures et sulfureuses d'un clan mafieux. Il explore les tentations de la ville, la d&#233;bauche et le banditisme comme des cons&#233;quences de l'exode rural. Quant &#224; Lel&#233;e, l'a&#238;n&#233;e de la famille (1990, 52', vid&#233;o fiction) de Kanta, il retourne aux racines ancestrales puiser les tr&#233;sors de l'&#233;ducation peulhe. Celle-ci permet &#224; chacun d'affronter les rigueurs de la nature, mais elle fournit aussi les armes qui lui permettent de d&#233;fendre l'honneur de son clan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_518 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/kanta_diop_ccfn.jpg' width=&#034;215&#034; height=&#034;311&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 17 f&#233;vrier fut la journ&#233;e de Moustapha Diop. A travers les courts m&#233;trages, La Tomate ( 1987 15', 16 mm, fiction) r&#233;alis&#233; avec Isabelle Calin, et Bouba (1978, 10', 16mm, fiction), les cin&#233;philes ont fini par comprendre l'int&#233;r&#234;t du dialogue interculturel dans l'&#339;uvre de Diop. C'est surtout dans Le M&#233;decin de Gafir&#233; (1983, 90' 16mm, fiction) qu'ils en auront pris la juste mesure. Le film met en sc&#232;ne un jeune m&#233;decin form&#233; en au pays des Blancs. La confrontation entre le gu&#233;risseur traditionnel et le toubib tend vers une reconnaissance mutuelle. Grand Prix de l'ACCT &#224; Carthage 1984, Grand Prix &#224; Manhein 1984, Grand Prix &#224; P&#233;rouse 1984 et Prix de la critique internationale &#224; Locarno 1985, Le m&#233;decin de Gafir&#233; reste le dernier film long m&#233;trage de fiction que Moustapha Diop a r&#233;alis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_519 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://clapnoir.org/IMG/jpg/bakabe_allassane.jpg' width=&#034;250&#034; height=&#034;188&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercredi 18 f&#233;vrier fut la journ&#233;e d'Inoussa Ouss&#233;ini dont la filmographie comprend une fiction. Paris c'est joli (1974, 18', 16mm) est l'anecdote d'un jeune clandestin africain qui tire le diable par la queue &#224; Paris tout en rassurant sa famille par une carte postale qui dit bien que : Paris, c'est joli. Quant aux documentaires, ils s'int&#233;ressent &#224; la culture du Niger. Fantasia (1980,30', 16mm,) montre la parade des cavaliers qui agr&#233;mente divers c&#233;r&#233;monies dont l'intronisation d'un chef ; Ganga (1975, 15', 16mm) r&#233;alis&#233; avec Jean Rouch, montre une danse guerri&#232;re en pays ganga &#224; l'Est du Niger, au bord du lac tchad. Le Soro, (1980, 20', 16mm), c'est une comp&#233;tition berbale, gestuelle et morale que pratiquent les les jeunes peulhs. Le Wasan kara(1980, 20', 16mm) filme une mise en sc&#232;ne parodique de l'actualit&#233; politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soir&#233;es r&#233;trospectives permettent aux jeunes cin&#233;philes de d&#233;couvrir de nombreux films. Elles donnent l'occasion &#224; tous les cin&#233;philes de rencontrer les cin&#233;astes qui ont fait la gloire du cin&#233;ma africain. Chacun peut leur poser des questions sur les conditions dans lesquelles ils ont travaill&#233;, prendre un pot avec eux &#224; l'entracte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au cours de l'entracte que dans les petits groupes qui se constituent autour des tables de la caf&#233;t&#233;ria du Centre culturel franco-nig&#233;rien, qu'&#233;clatent les d&#233;bats annon&#231;ant les couleurs des forums et conf&#233;rences &#224; venir. En effet, mercredi, pour beaucoup commencent les choses s&#233;rieuses. La R&#233;trospective entre dans sa phase pol&#233;mique qui sera sans doute la plus int&#233;ressante parce que constructive. Experts, professionnels de l'image, journalistes et cin&#233;philes vont &#233;changer durant quatre jours sur divers sujets : Profession cin&#233;ma ; prot&#233;ger, conserver et valoriser le patrimoine audiovisuel nig&#233;rien ; &#233;tat des lieux du patrimoine audiovisuel au Niger ; faire du cin&#233;ma aujourd'hui ; pr&#233;-production : la recherche de financement ; production : le d&#233;cor de film ; post-production : la musique de film, la protection de l'&#339;uvre cin&#233;matographique ; la distribution-diffusion : le film sur support num&#233;rique, avenir de la diffusion commerciale ? Les crit&#232;res de diffusion du film &#224; la t&#233;l&#233;vision, l'&#233;mergence du cin&#233;ma au Niger, le Niger a-t-il besoin d'un cin&#233;ma ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Baptiste Dossou-Yovo&lt;br&gt;
Clap Noir&lt;br&gt;
18 f&#233;vrier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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