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Félicitations à Félicité
Publié le : dimanche 5 mars 2017
Fespaco 2017

Et voilà. Pour la seconde fois, Alain Gomis remporte l’Étalon d’Or du Fespaco. À la suite de Souleymane Cissé qui l’a déjà remporté deux fois, en 1979 avec Baara et en 1983 avec Finye, Alain Gomis réédite l’exploit de 2013 ou il avait remporté l’Étalon d’or avec Tey. 4 ans, soit deux éditions du Fespaco. Fait curieux, les deux à avoir réussi cet exploit, l’on fait dans le même intervalle temporel : deux éditions du Fespaco. Nous n’allons pas faire une lecture métaphysique de la chose, mais il est important de le souligner. Quand on fait du bon travail, quand on est professionnel et créatif, on finit par imposer son travail dans les rencontres professionnelles et festivals.

Quatrième long métrage du cinéaste sénégalais, c’est le second prix que reçoit Félicité cette année. Alain Gomis a obtenu le Grand Prix du jury à la Berlinale, le 18 février 2017, quelques jours avant le Fespaco. L’histoire du film est simple et belle. Félicité, libre et fière, est chanteuse le soir dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans est victime d’un accident de moto. Pour le sauver, elle se lance dans une course effrénée à travers les rues d’une Kinshasa électrique, un monde de musique et de rêves. Ses chemins croisent ceux de Tabu.
Lors de la remise du prix par les deux chefs d’État présent dans la salle du palais des sports de Ouagadougou, Alain Gomis a lancé un appel à tous les acteurs des cinémas d’Afrique et aux jeunes réalisateurs. Il a dit que le cinéma est en danger. On parle de moins en moins de culture dit-il et de plus en plus d’argent. Il est temps de prendre notre cinéma en main a-t-il lancé.

Gageons que les prix que Félicité remporte vont amener les cinéastes à se tourner résolument vers un cinéma qui se prend en main et surtout, vers un cinéma qui doit mettre en place ses propres sources de financement. Pour preuve, Alain Gomis est allé prendre son prix avec le producteur de son film. Un message pour tous les professionnels du cinéma. Les cinémas d’Afrique ne pourront se développer que si des structures professionnelles se mettent en place pour le faire ce cinéma.

Achille Kouawo

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